Célèbre femme politique au
Canada, Pauline Marois a tenu des fonctions importantes au sein du gouvernement péquiste. Née le 29 mars 1949, elle est députée de Charlevoix et fait partie du 2è groupe d'opposition. Elle est également membre du parti politique au
Québec. C'est à elle qu'on doit les garderies à 5 dollars, ainsi que les programmes de réinsertion sociale. L'éducation est pour elle un point majeur dans le développement du pays. Son père est Grégoire Marois et il est mécanicien. Sa mère se nomme Marie-Paule Gingras. Ils sont en tout 5 enfants. Pauline Maurois a vécu avec ses parents à Saint Étienne de Lauzon. Elle a fréquenté le collège Jésus Marie où elle a appris à venir en aide aux démunis. Comme tous ses frères et soeurs, elle a également suivi des formations universitaires. En effet, cela était très important dans la famille. Pauline est titulaire d'un baccalauréat en Service social. Elle intègre le
HEC à
Montréal et obtenient un MBA en administration des affaires 6 ans après. Elle a aussi dirigé le CLSC, une association de groupes communautaires. Claude Blanchet, son époux, a travaillé dans une société de financement. De ce mariage sont nés 4 enfants.
Du point de vue professionnel, elle travaille en 1971 au sein de l'Association des coopératives d'économie Familiale, puis au Conseil régional de développement. 3ans après, elle coordonne des cours de technique en assistance sociale. L'année suivante, elle dirige le Centre local de services communautaires. Puis, elle occupe un poste dans le service d'urgences sociales (CSS). Si on regarde sa carrière politique, Pauline Maurois travaille dès le mois d'octobre 1979 aux côtés de Jacques Parizeau dans le parti politique québécois.
Par la suite, elle démissionnera, considérant que ses fonctions ne lui convenaient pas. Elle est alors embauchée au ministère de la condition féminine et assure la fonction de vice-présidente du Conseil du trésor. Elle travaille également en tant que ministre de la Main-d'oeuvre et de la Sécurité du revenu. Son mari avait une vision différente de la sienne à propos du capitalisme et de la tradition. C'est surtout la raison pour laquelle, elle le pousse à créer la Radio Nord afin de promouvoir la collectivité. En avril 1981, elle se trouve première de la liste lors de l'élection dans La Peltrie avec 5340 voix. Son deuxième enfant est né le 24 avril de cette même année. Pauline s'engage alors au sein du gouvernement péquiste et assure une fonction au Comité des priorités. A l'élection suivante, le Parti québécois a subi une défaite au profit du Parti libéral. Mais Pauline Maurois continue de travailler dans l'exécutif national de son parti. Elle a néanmoins dû interrompre ses fonctions puisqu'elle doit aussi enseigner à l'Université du Québec à Hull. A son retour en 1988, elle devient vice-présidente du parti. Elle oeuvre dans la Fédération des femmes du Québec en tant que trésorière et dans la société Elizabeth Fry.
En 1989, elle est élue députée dans la circonscription de Taillon. Elle obtient d'ailleurs ce même poste en 1994, 1998, 2002. Elle a été membre de l'Amnistie Internationale et bien d'autres organismes humanitaires. Toujours en 1989, elle a dirigé les Commissions des affaires sociales, de l'économie et du travail et a été la porte-parole de l'opposition officielle. Ceci dit, elle milite donc dans l'opposition. Sa fonction consiste à gérer de nombreux domaines dans les ministères dont les ministères de la Famille, l'économie, du travail, de l'industrie et du commerce, etc.
En 1994, le Parti Québécois se retrouve au pouvoir. Pauline Marois est devenue vice-premier ministre en 2001. Elle occupe ce poste jusqu'en 2003 dans le gouvernement de Bernard Landry. En 2005, suite au départ de Bernard Landry du parti québécois, elle voulut prendre le contrôle du parti. Elle avait pour cela plusieurs appuis dont celui de Joseph Facal, de Marie Malavoy et des députés, etc. Elle n'a toutefois pas été élue. C'est André Boisclair qui l'a remporté avec 54% des voix. En 2006, elle a été porte-parole de l'opposition officielle dans le domaine de l'éducation ainsi que de la relation internationale et envisage de mettre fin à sa carrière politique. Pourtant, l'année suivante, elle tente encore une 3è fois de siéger à la tête de la PQ et pose sa candidature. Elle pensait alors que Gilles Duceppe était l'unique candidat à craindre. Ce dernier décide de lui accorder son appui en mai 2007. Suite à la démission de Rosaire Bertrand de sa fonction de député de Charlevoix, une élection a été organisée, permettant ainsi à Pauline Marois de se mettre en lice et d'obtenir une place au sein de l'Assemblée nationale. En septembre 2007, elle se fait élire avec 60% des voix et devient députée de Charlevoix.