A cette série appartient aussi la peinture à l'huile
Rue Principale et rues secondaires, qui nous permet d'avoir un aperçu sur la façon de voir et de sentir de Paul Klee. Cette interprétation picturale de la grande plaine alluviale du
Nil, qui s'étend à l'infini sous le soleil ardent, avec ses petits champs jaunes et orange, et le vert décoloré de terrains péniblement travaillés. Chaque tableau de Paul Klee est une réplique au monde, une image restituée, en réponse, par l'émotion qu'il ressent devant ce monde. Cette façon très personnelle à Paul Klee d'observer la structure organisée de la nature fait naitre une formule de l'imagination, empreinte de la relation entre le peintre et l'univers. Mais ses réponses à l'imagination ne sont pas, à proprement parler, visibles. Elles peuvent seulement être rendues visibles. C'est pourquoi, Paul Klee se devait d'inventer un nouveau langage pictural. Lorsque Paul Klee meurt en 1940, on peut dire que toute son oeuvre est accomplie. Il a ajouté à notre conscience, la conviction que le monde visible, dans le domaine expressif de l'homme, s'élargit vers une réalité plus largement compréhensive.