Patrick Pélata est l'un des plus anciens dirigeants du groupe Renault avec ses 24 années d'exercice au total auprès de cette firme. Cette longévité pourvue d'expériences et de compétence lui vale d'être nommé très récemment à la deuxième place de la hiérarchie du groupe. On va retracer ici le chemin qu'il a du traverser avant d'arriver à ce titre tant désiré par la plupart des hommes d'affaires du même rang. Patrick Pélata est né le 24 août 1955. Il a effectué des études de base à l'Ecole Polytechnique et l'Ecole Nationale des Ponts et Chaussées.
D'ailleurs, Carlos Ghosn, le président actuel du groupe était lui aussi de sa promotion dans ces mêmes établissements. Ce qui a sûrement déclenché au début la relation de confiance qui existe entre ces deux grands hommes de ce multinational. Cela s'est seulement raffermi au fil du temps. M Pélata a ensuite poursuivi des formations supérieures à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales de
Paris. C'est auprès de ce centre qu'il a eu son doctorat en socio-économie. Quant à sa carrière professionnelle, il l'a intégralement passée chez Renault. Sa date d'entrée dans le groupe remonte en 1984 où il a rejoint initialement le Département Méthodes Tôlerie au sein de l'usine de Flins. Il était alors préposé Chef d'Atelier. L'année suivante, il s'élève au titre d'ingénieur chargé des avant-projets. De 1985 à 1996, il occupe successivement différents postes techniques dont le premier auprès de la Direction des Emboutissages et Tôlerie en tant qu'Architecte de la base roulante de
Twingo. Puis, il est déplacé à la Direction des Etudes pour gérer le service architecture des plate-formes. C'est en 1996 qu'on lui accorde son premier titre de Directeur dans la direction ingénierie des équipements de châssis.
En 1998, il passe à la fonction de Directeur de Développement de l'Ingénierie Véhicule et fut en même temps accueilli dans le Comité de Direction du groupe. En 1999, il est envoyé à
ToKyo dans le cadre de la convention de collaboration entre Renault et
Nissan. Son premier poste à Tokyo fut celui de directeur général adjoint chargé du plan, du produit, du design et des programmes. Par ailleurs, il fit aussi partie des équipes de Carlos Ghosn dans le Comité Exécutif et du Conseil d'Administration. En janvier 2003, il est président du Comité de Management de Nissan Europe.
Il occupe par la suite différents postes opérationnels chez Nissan avant de retourner en France en 2005 pour devenir directeur délégué à la présidence. Après que M. Ghosn ait été admis au premier rang du groupe, M Pélata est encore nommé parallèlement directeur général adjoint. Le nouveau Président le désigne en fait pour diriger les trois axes majeurs : plan, produits et programmes. Il est alors devenu membre du Comité Exécutif du groupe. Il est resté à cette hiérarchie jusqu'en 2008, l'année de son passage à l'échelle du comité de management de la région Asie-Afrique, suivi du pilotage de la région Europe. Notons que ce dernier poste recouvre seulement 2/3 de la totalité de l'activité de l'entreprise. En effet, pas mal d'observateurs ont interprété cette mutation comme un rabaissement à l'encontre de M.
Pélata, alors qu'il s'affichait jusqu'ici comme étant le deuxième titre de Renault en sa qualité de directeur général adjoint. Et voilà que sa place a été attribuée à Philippe Klein, une autre personnalité également connue au sein du groupe. Mais les deux changements les plus récents ne font que démentir ce jugement à la hâte de la part des commentateurs. En effet, en l'espace d'un mois seulement, M.
Pélata est devenu à la fois Leader du Comité de Management de la Région Europe (depuis le 1er septembre 2008) et Directeur Général Délégué en charge des opérations (nomination du 13 octobre 2008). Ce qui sous-entend qu'il est ainsi au sommet de tous les directeurs généraux adjoints et de tous les leaders de régions. Le président explique la raison de ce choix en soulignant particulièrement sa grande confiance en Patrick Pélata. Il croit fermement que ce dernier peut remplir convenablement cette mission et juge sa qualification correspondre au mieux à l'exigence du poste. En effet, sa connaissance minutieuse de Renault et la solidité de leur collaboration, mais surtout sa forte implication dans le "Plan Renault Contrat 2009", un tracé de programmes prévu pour l'année prochaine et visant essentiellement le renforcement des activités sur terrain constituent ses principaux atouts. L'avenir du groupe repose alors sur cette nouvelle stratégie organisationnelle axée sur le raffermissement du côté opérationnel.