Ouragans ou cyclones sont des termes pour désigner les mêmes phénomènes météorologiques, créés par de violentes dépressions tropicales. Ces perturbations atmosphériques tourbillonnaires de grande échelle sont dues à une chute importante de la pression atmosphérique. Cyclone, du grec kuklos qui signifie cercle, est un terme générique météorologique qui désigne un système dépressionnaire en rotation. Une terminologie a été définie par l'Organisation Météorologique Mondiale (OMM).
Le terme d'ouragan est utilisé dans l'Atlantique Nord, l'Océan Pacifique Nord-Est et dans l'Océan Pacifique Sud, celui de typhon est usité dans l'Océan Pacifique Nord-Ouest, le cyclone tropical sévère se développe dans l'Océan Pacifique Nord-Ouest et dans l'Océan Indien Sud-Est, la tempête cyclonique sévère se trouve dans le Nord et le cyclone tropical dans le sud de l'Océan Indien. Il existe une contrepartie polaire au cyclone tropical, appelé le cyclone polaire. Ouragan, se dit « hurricane » en anglais et provient de l'indien « hunraken », qui signifie « dieu des tempêtes ». Une tornade n'est pas un cyclone car elle n'est pas un système dépressionnaire, mais un tourbillon de vents extrêmement violents. Les cyclones sont classés en fonction de l'intensité des vents maximums qu'ils génèrent. L'Organisation Météorologique Mondiale a défini les trois stades suivants : la dépression tropicale ou sub-tropicale lorsque le vent ne dépasse pas 63 km/h, la tempête tropicale ou sub-tropicale lorsque le vent est compris entre 63 km/h et 117 km/h et le cyclone tropical lorsque ce vent dépasse 118 km/h (force 12). C'est à ce stade que se forme l'oeil, qui est une zone de calme aux températures chaudes. Les vents atteignent parfois 350 km/h.
La marée de tempête provoque alors une élévation du niveau de la mer dévastant les zones côtières, à l'instar d'un
tsunami, et des pluies diluviennes engendrent des crues et des glissements de terrain. Deux échelles de classification existent : l'échelle de Saffir-Simpson, utilisée principalement dans l'océan Atlantique Nord et dans l'océan Pacifique Nord-Est et l'échelle de Dvorak dans les bassins océaniques de l'Atlantique et du Pacifique Nord-Ouest.
Les cyclones tirent l'essentiel de leur énergie de l'évaporation de l'eau de mer sur une zone de basses pressions, et ne peuvent donc prendre naissance qu'au-dessus des zones océaniques. Il existe dans le monde sept bassins susceptibles de réunir les conditions nécessaires à la formation de ce phénomène. Le monde est donc inégalement menacé par le risque cyclonique car 70 % des ouragans ont lieu dans l'hémisphère nord contre 30 % dans l'hémisphère austral. La région la plus active, où les phénomènes sont les plus étendus et les plus violents, est l'océan Pacifique Nord-Ouest avec plus de 35 % des cyclones tropicaux du globe. On dénombre, pour près de quatre-vingt-dix phénomènes par an en moyenne, plusieurs milliers de morts dans le monde.La prévision d'un ouragan donne alors lieu à l'émission d'un avis d'ouragan, toutefois ces alertes bien utiles qui permettent des évacuations et des mesures de protection n'empêchent pas ces
catastrophes naturelles. Dans l'hémisphère nord, la saison cyclonique s'étend de juin à novembre. Dans le bassin océanique de l'Atlantique elle va de juillet et fin octobre. Dans l'hémisphère sud, la saison cyclonique s'étend de novembre à avril, voire mai.
Les scientifiques baptisent les ouragans de prénoms, dont l'initiale est fonction de leur rang d'apparition dans l'année et de la région concernée. Depuis 1979, suite aux critiques des mouvements féministes, ils sont baptisés avec des prénoms alternativement masculins et féminins.
Le centre de
Miami utilise six listes de prénoms par roulement annuel, le centre météorologique de l'
île de la Réunion attribue aux tempêtes tropicales et cyclones des prénoms d'origine française, malgache ou mauricienne, les tempêtes tropicales et les cyclones du nord de l'océan Indien sont désignés par un numéro d'identification suivi d'une lettre (A ou B, selon que le phénomène se forme en mer d'Arabie ou dans le golfe du Bengale) et les typhons du Pacifique Nord-Ouest, du sud-est de l'océan Indien, du nord de l'Australie et du Pacifique sud-ouest portent également un prénom. A noter : Si la France métropolitaine n'est pas exposée, les départements antillais,
Martinique et
Guadeloupe, l'île de la Réunion,
Wallis et Futuna, la
Nouvelle-Calédonie et les territoires polynésiens sont confrontés à cette menace. Un cyclone d'octobre 1780 est connu comme ayant fait le plus de victimes, environ 10 000 personnes, aux
Antilles françaises.