Cette pratique d'origine anglo-saxonne est un moyen de réaliser la restructuration des entreprises, mais elle peut donner lieu à des abus. C'est pourquoi une réglementation a été mise en place en
France, pour assurer la protection des actionnaires et des dirigeants contre les opérations purement spéculatives. Désormais, l'OPA doit obligatoirement porter sur la totalité du capital social pour que tout actionnaire qui le souhaite puisse se retirer de l'entreprise visée par une OPA. La Commission des Opérations de Bourse (COB) assurait le contrôle de l'information communiquée aux épargnants tandis que le Conseil des Bourses de valeur (CBV) supervisait le déroulement de l'opération. Depuis 2003, c'est l'Autorité des Marchés Financiers (AMF) qui est chargée de surveiller le fonctionnement du marché financier, d'établir les règles de bonne conduite et de vérifier les informations produites par les entreprises. L'initiateur de l'OPA dépose son projet auprès de l'AMF et Euronext
Paris suspend la cotation des titres concernés. L'AMF examine alors les conditions de recevabilité du projet et vérifie la qualité de l'information destinée aux investisseurs avant de donner son visa.