L'expression névrose obsessionnelle nous vient de
Sigmund Freud, qui en 1894 différenciera celle-ci de la névrose simple. Mais la névrose, même « simple », reste un trouble psychologique complexe qu'il convient de mieux étudier avant d'en apprendre les dérivations. La névrose, aujourd'hui appelé
Trouble Obsessionnel Compulsif (TOC), est un terme définissant d'une manière assez générale les maladies qui associent tensions nerveuses et troubles psychiques, qui peut se traduire aussi bien par un comportement d'
hystérie que par une
dépression.
La psychanalyse mise au point par Freud est l'une des méthode les plus utilisées pour soigner un névrose. Dans les névroses, on remarque donc plusieurs types de pathologies, dont les plus importantes sont d'abord l'hystérie, suivie de la névrose obsessionnelle, mais la névrose obsessionnelle reste la plus difficile à soigner. Du point de vue des psychanalystes, la névrose obsessionnelle résulte de l'éternel combat entre pulsions érotiques et pulsions destructrices (notions expliquées par Freud sous le concept de libido). Dans le cas d'une névrose obsessionnelle, l'équilibre ne s'est pas fait entre les deux, et ce sont les tendances destructives qui sont prédominantes. Celles-ci entraînent de l'angoisse et une conduite obsessionnelle dont les principaux symptômes sont le besoin systématique de tout vérifier et la tendance à être extrêmement maniaque. Au niveau des causes de la névrose obsessionnelle, il ne semble pas y avoir de règle, mais certains facteurs sont récurrents dans les cas observés.
Le complexe d'Oedipe est particulièrement souligné dans de tels cas : le sujet souhaite la mort d'un parent, mais a honte de ses pensées ou de ses rêves destructeurs ; il vérifie ensuite avec beaucoup d'angoisse si ses pensées n'ont pas laissé de traces, et développe alors inconsciemment les symptômes de la névrose obsessionnelle. Le névrosé éprouve de la culpabilité, sans pour autant savoir expliquer d'où lui vient cette impression. C'est son « Sur-moi », d'après les psychanalystes, qui force le névrosé à croire qu'il a commis quelque chose.
La plupart du temps, ce traumatisme apparaît bien plus tôt que les symptômes obsessionnels... il s'agit souvent d'expériences remontant à l'enfance qui n'ont pas pu s'exprimer jusqu'à l'adolescence où l'âge adulte. Freud assimile à la névrose obsessionnelle certains traits de caractère, tels que l'avarice, l'entêtement, la colère, la religiosité, la scrupulosité (fait de ne tolérer aucun écart à une hygiène impeccable). Le symptôme type de la névrose obsessionnelle est l'individu qui se fixe des règles très précises, comme s'il jouait à un jeu. Par exemple, marcher sur le trottoir en évitant de « marcher sur les lignes » ou encore se laver deux fois les mains avant de toucher quoi que ce soit... ceci ne représenterai à priori pas une gène pour le névrosé, si l'incapacité de réaliser leur rituel ne les mettait pas dans un état d'angoisse profond.
La psychothérapie et la
psychanalyse tentent de soigner cette maladie, mais le névrosé devra pour se soigner suivre un traitement d'antidépresseurs et se munir de neuroleptiques sédatifs ou anxiolytiques en cas de crise d'angoisse.