Les sports extrêmes en rivières provoquent toujours une montée d'adrénaline et c'est bien entendu le cas pour la nage en eaux vives. C'est une activité sportive qui consiste à faire des glisses en descendant les torrents et les rivières à la nage. Elle est également nommée hydrospeed. C'est un sport qualifié de dangereux mais les risques sont calculés. La nage en eaux vives permet également d'acquérir une grande maîtrise mentale et physique. Il est possible de la pratiquer aussi bien en loisir qu'en compétitions. La nage en eaux vives a vu le jours dans les années 1970. Des passionnés de la descente en rivière en radeaux avaient alors décidé de descendre les cours d'eau en chambre à air. Ils ont trouvé que les chambres à air de gros diamètre permettaient de se protéger des dangers de la rivière tout en gardant le contact avec celle-ci. Les chambres à air à cette époque étaient recouvertes d'un sac de toile en guise de bouée. Les cascadeurs se munissaient à l'époque d'une combinaison isotherme protégée par une cotte de mécanicien, d'une paire de palmes, d'un tuba et d'un masque. La sécurité dans ce sport dépend de quatre facteurs essentiels. En premier lieu, une bonne connaissance de l'environnement est nécessaire.
Ensuite, il est vital de posséder les équipements adaptés. Les compétences individuelles des nageurs en eaux vives doivent également être considérées et enfin, un vrai esprit d'équipe doit être présent au niveau de tous les participants. Une meilleure connaissance de l'environnement permet une meilleure identification et une meilleure compréhension des pièges que réservent les torrents. Dans les rivières, les nombreux accidents de relief s'avèrent être autant de pièges dangereux si on ne les évite pas.
La pleureuse qui est un rocher ou un tronc d'arbre à peine recouvert d'eau peut ainsi être citée à titre d'exemple. Les contre-courants sont également classés dans cette catégorie, sans oublier le rappel qui attirera inexorablement le nageur vers un obstacle. Enfin, on peut trouver le drossage qui est un changement brutal du cours du torrent , risquant à tout moment de plaquer le nageur contre un rocher. Pour faire de la nage en eau vive, il est primordial d'être en mesure d'appréhender tous ces obstacles. De plus, la descente ne peut être effectuée que si les conditions météorologiques l'autorisent et que les courants ne soient pas trop forts. Les équipements utilisés sont assez spéciaux, il est nécessaire de se munir d'une combinaison isothermique qui est renforcée au niveau des genoux et du tibia. Il est également utile d'avoir des gants et des chaussons en néoprène pour se protéger du froid. Les palmes sont également nécessaires. Le nageur doit également avoir un flotteur ou une luge en mousse pour se protéger. Le port d'un gilet spécial nage en eau vive est obligatoire. Enfin, pour la protection de la tête, l'utilisation d'un casque bien adapté est indispensable.
Concernant les techniques individuelles, la connaissance de quelques astuces peut être bénéfique. Par exemple, comment ne pas rater son départ, comment changer de direction, comment s'arrêter là où il faut, comment passer d'une berge à un autre sans perdre de dénivelé et enfin comment savoir remettre le flotteur en place après un retournement. Dans la nage en eau vive, il est absolument vital de ne jamais nager seul. Il est plus que recommandé de se faire assister lors d'une première nage.
Concernant toujours la nage en eau vive, les super nageurs n'existent pas car le torrent restera toujours le seul maître. Seul un travail d'équipe peut garantir une sécurité optimale. La descente se fait en «palanquée». C'est une méthode qui consiste à mettre un ouvreur ou chef de file tout au devant et un serre file à l'arrière. Le rôle de l'ouvreur est de contrôler le niveau aquatique de chacun et de détailler la descente en identifiant les différentes difficultés. Cette activité sportive est également praticable en s'inscrivant dans un club homologué. Elle peut être pratiquée par toute personne en bonne condition physique savant nager. Même si beaucoup d'images présentant des descentes extrêmes ont fait croire que ce sport n'était réservé qu'à une certaine élite, les enfants à partir de 8 ans peuvent également s'y mettre. Seuls les niveaux de difficultés diffèrent et pourront être adaptés au niveaux techniques et capacités physiques de chaque individu.
Cet article est lié aux dossiers suivants :
Sports de glisse : sur l’eau, la neige ou le
bitume... des sports à sensations !
Sports : activités garantes d'aptitudes physiques
et psychologiques pour tous
Voir les autres articles commençant par N