La multiplication des pains s'inscrit dans les démonstrations miraculeuses de
Jésus-Christ dans le Nouveau Testament de la
Bible chrétienne. L'histoire est plus spécifiquement relatée dans les quatre premiers évangiles du Nouveau Testament, au moment où Jean-Baptiste fut décapité en prison sous l'ordre du roi Hérode à la suite des diverses proclamations de la bonne nouvelle sur le Seigneur Jésus Christ et sur le royaume de Dieu qu'il a faites dans les rues. Quand Jésus apprend la mort de Jean, il part en barque pour le désert afin de se recueillir. A ce moment, une grande foule marche derrière lui. Quand il descend de la barque, il voit la foule et entreprend de guérir toutes les personnes malades jusqu'au soir. Au moment du repas, il dit à ses disciples de donner à manger à la foule. Les disciples ne peuvent présenter que cinq pains et deux poissons à Jésus. Ce dernier les multiplie alors pour pouvoir nourrir toute l'assemblée qui comptait environ 4000 hommes, hormis les enfants et les femmes. Tout le monde fut rassasié et il en restait encore douze paniers remplis.
La multiplication des pains montre que tout miracle est possible à Dieu Jéhovah selon la religion protestante et Yahvé selon la religion catholique. Dieu peut accomplir ce qui est impossible aux hommes. Il nourrit ses enfants et subvient à leur besoin et le repas qui vient de Dieu rassasie. Ce passage se trouve dans Mathieu 14, versets 14 - 21, dans Marc 6, versets 34 - 44, dans Luc 9, versets 12 - 17 et dans l'évangile de Jean 6, 5 - 14. Il existe un second événement où la multiplication de pain est faite.
C'est durant la période de la sainte cène pendant laquelle Jésus rompt le pain qui symbolise son corps. Ce pain est à relier à la parabole du cep qui montre que Jésus est le corps et les chrétiens en sont les membres. Ainsi, en acceptant le pain, le croyant fait partie du corps de Jésus Christ qui devient son maître. De plus, dans ces conditions, Jésus Christ signifie aux apôtres qu'ils ont le droit à l'invitation de Dieu et sont admis dans son saint royaume. Le salut des hommes dépend donc de leur décision sur terre de prendre Jésus dans leur coeur. La cène est le repas d'adieu que Jésus Christ a pris avec ses disciples avant d'être crucifié. Par ce geste, Jésus Christ fait référence à la Pâques de Moïse, symbole de la liberté et de la vie. Les Hébreux, qui étaient esclaves des Égyptiens, ont respecté les consignes de Dieu dans lesquelles ils devaient manger du pain sans levain, symbole de pureté et de délivrance. Cela montre donc la permission d'aller vers la terre promise qui est ici représentée à travers la sainte cène, le paradis de Dieu. La sainte cène est référencée dans les trois évangiles également, notamment dans Mathieu 26, 26 - 9, Marc 14, 22 - 26 et Luc 22, 14 - 20.
Selon la religion chrétienne, Jésus Christ montre qu'en tant que nourriture que Dieu a envoyé pour ses enfants, il est également la sainte nourriture que l'on doit manger pour obtenir le salut éternel. Bref, pour la religion chrétienne, la première multiplication de pains satisfait aux besoins physiques et la deuxième a une connotation plus spirituelle. Les autres religions ont leurs propres points de vue sur les miracles de Jésus et notamment la multiplication des pains. Dans le Coran par exemple, Jésus y figure en demandant à Dieu de lui envoyer une table garnie.
Cela serait interprété par les musulmans comme la présentation de la cène et la multiplication des pains. Jadis, le pain avait beaucoup de valeur et représentait à la fois le repas, la richesse, le bonheur et la vie. Il tient une place prépondérante dans la vie religieuse, les coutumes diverses, les légendes et les différentes festivités et même dans la vie de tous les jours. Les Sumériens partageaient le pain avec leurs dieux car ils pensaient que les divinités s'en nourrissaient. Les ancêtres des Égyptiens distribuaient à leurs déesses une grande part de leur récolte qui leur servait à fabriquer le pain et approvisionnaient leurs morts de pain pour le voyage vers l'au-delà. En Europe, le pain est partagé pour symboliser un événement, qu'il soit heureux ou triste. De là vient l'expression: pain de l'amitié, pain de l'accouchée ou encore le « Petit Andréa » pour le mariage. Enfin, les Hébreux n'avaient pas le droit de manger du pain avant d'avoir offert à leur Dieu les premiers produits qu'ils ont récoltés de leur champ de blé et d'orge.