Les sels contenus dans la morphine (connus sous le nom de «codex») agissent avec efficacité pour traiter les douleurs aiguës et chroniques et possèdent des vertus sédatives. La première utilisation à but thérapeutique de la plante s'opère par voie intraveineuse, elle symbolise une véritable révolution dans le domaine pharmacologique, la morphine étant le médicament alors le plus puissant jamais découvert. A la fin du XIXème siècle, elle est en vente libre chez les apothicaires et représente une innovation de taille sur les champs de bataille; désormais les soldats peuvent supporter les douleurs de guerre et même les amputations jusqu'alors mortelles. On estime que cet opiacé (dérivé de l'opium) agit sur le
système nerveux central sans connaître précisément l'étendue de son mode précis d'action. Dès la fin du XIXème, on note des dérives de comportements face à l'usage de sette substance quelque peu psycho-altérante, l'élite bourgeoise, qui y a accès en vente libre, l'utilise comme substitut de l'alcool, la notion de morphinomanie apparaît. Cette dérive continue jusqu'à nos jours sous une autre forme: l'opiumomanie, ou dépendance à la substance synthétique obtenue par le pavot d'opium.