Moozar.com : réponse au téléchargement illégal ?


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Le réseau Internet en général et les technologies associées en particulier se retrouvent actuellement sur le banc des accusés puisqu'ils sont considérés comme étant à l'origine de la mauvaise santé de l'industrie culturelle mondiale. En effet, en raison de la vulgarisation du mode de téléchargement dit de particulier à particulier, majoritairement connu sous le nom peer-to-peer, les ayants droits accusent aujourd'hui un manque à gagner énorme.



Consciente du tort engendré par cette nouvelle forme de piratage, la France a décidé de prendre des mesures draconiennes envers les internautes « délinquants » et ce, à travers la loi sur le téléchargement illégal : HADOPI. Il est évident que cette législation n'est pas du goût de tout le monde notamment les internautes qui voient en Internet un moyen efficace pour disposer des oeuvres de leurs artistes préférés, quelle que soit la manière. En effet selon une étude, réalisée en 2008, menée par l'IFOP et axée sur la démarche volontaire des internautes à indemniser les téléchargements illégaux, particulièrement les titres musicaux, 31% des personnes enquêtées affirment disposer aux alentours de 3 titres musicaux téléchargés illégalement sur son ordinateur. Ce résultat démontre parfaitement l'intérêt des internautes pour les musiques disponibles en ligne d'où la nécessité de trouver des alternatives face à l'éternel dilemme causé par le rapport conflictuel entretenu par le téléchargement et les droits d'auteurs. La vulgarisation des plates formes de téléchargement légales était supposée être l'alternative mais il se trouve que la problématique du piratage reste encore très présente.


De ce fait, un site Internet portant le nom de Moozar.com a pris les choses en main et se veut être la solution au problème. Il faut savoir que ce portail, dont le nom est à prononcer tel que celui du célèbre compositeur de musique classique : Mozart, qui ne sera opérationnel que le 26 février 2010 n'est ni une plate forme de téléchargement légale, ni un site web d'écoute de musique en ligne et encore moins un portail P2P. En réalité, ce site web se veut être un intermédiaire entre les internautes et les ayants droits, notamment en matière d'indemnisation.


moozar
Pour être un peu plus explicite, Moozar.com se base sur un concept jugé illogique par les ayants droits, en particulier les grandes maisons de disques, dans la mesure où ce dernier consiste à les rémunérer à posteriori. En d'autres termes, ce site d'origine française propose aux internautes d'indemniser exclusivement les ayants droits des oeuvres qui leur plaisent. Par conséquent, les titres détenus illégalement seront devenus légaux une fois que leur propriétaire les auront réglé sur le site de Moozar. Ainsi, le schéma classique de la consommation est inversé puisqu'il ne s'agit plus de monnayer pour consommer un produit mais plutôt de régler le produit une fois que l'on est satisfait. De ce fait, le concept repose entièrement sur la bonne conscience des internautes. Selon les responsables du portail Moozar.


com, leur concept est basé sur plusieurs études qui démontrent que dans le contexte du téléchargement illégal de fichiers musicaux, l'intention des internautes réside majoritairement dans « l'essai » des oeuvres, autrement dit, voir si ces dernières leur plaisent ou non. Ces enquêtes affirment également que plus de la moitié des internautes, plus précisément 62% d'entre eux, se disent prêtes à indemniser leurs artistes préférés si cela leur était possible. Le concept de Moozar. com s'avèrerait alors pertinent et serait un excellent moyen pour récompenser les ayants droits en général et les artistes en particulier de leur travail. Cependant, certaines mauvaises langues taxent l'initiative du portail Moozar comme étant une forme de légitimation du téléchargement illégal de fichiers dans ce sens que les internautes sont alors autorisés à pratiquer cette activité pour ensuite se décider à payer ou non. Pour plus de précisions, le concept de Moozar se base sur un programme à intégrer dans l'ordinateur de l'internaute qui, lorsqu'un titre est lu par les lecteurs multimédias et est détecté comme n'étant pas encore indemnisé, permet d'interpeller ces derniers via une bannière renvoyant directement sur le compte Moozar de l'ayant droit. Par conséquent, ce système incite implicitement les entités concernées à user du service de Moozar puisqu'à contrario, les oeuvres illégales seront toujours « consommées » au détriment de ce dernières. Il faut savoir que le montant des indemnités à verser via Moozar.com est fixé par les ayants droits mais le portail prend une commission de 20%, nécessaire à la gestion du site. Si ces derniers ne souhaitent pas imposer un prix, la valeur minimale fixée est de 1 euro par titre.

Le Mercredi 03 Mars 2010 à 11:40
Article écrit par Toli ()


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