Comme l'indique leur nom, les mini-crèches sont des microstructures créées ou dont les créations sont prévues depuis le "Plan Petite Enfance" de Novembre 2006. Les mini-crèches doivent offrir à tous les enfants de moins de trois ans de nouvelles possibilités de garde. Les mini-crèches ne sont ni des crèches collectives ou familiales, ni des halte-garderies. Ce sont des structures d'accueils où plusieurs
assistantes maternelles se regroupent. Elles ne sont donc pas chez elles, mais dans une maison louée et aménagée collectivement.
Chacune est responsable d'un nombre d'enfants fixé en fonction de la capacité d'accueil. A l'origine des mini crèches, c'est un voeu de plusieurs assistantes maternelles de pouvoir accueillir des enfants dans des endroits neutres. A cela s'est ajouté le désir de travailler en équipe afin de rompre l'isolement, la volonté de séparer vie privée et vie professionnelle et la nécessité de s'adapter aux horaires des parents. En 2004, une commission de réflexion composée de toutes les institutions départementales concernées se met en place. Après accord, une maison leur est allouée. Le coût de la location est à leur charge. Les frais d'entretien couvrent les charges et les achats. Au départ chacune ramène de chez elle jouets, matériel de puériculture, linge de maison et accessoires de cuisine. Après le passage de la PMI pour vérifier que les locaux de la mini-crèche est aux normes, les assistantes maternelles peuvent accueillir leurs premiers enfants. Les mini-crèches présentent de nombreux avantages aussi bien pour les professionnelles, les parents que pour les enfants. Les assistantes maternelles des mini-crèches s'organisent entre elles. Une arrive très tôt pour accueillir et la dernière arrivée est la dernière à partir.
Quand on sait que pour certaines, la journée débute à 6 heures quelquefois et se termine à 20 heures. Ainsi elles arrivent à prendre une journée de repos de temps en temps. Ce roulement permet aussi d'être beaucoup moins fatiguées et bien sûr les enfants le ressentent. Lorsque l'une d'entre elles doit accompagner un aîné à l'école, plus besoin d'emmener tous les enfants dont elle s'occupe avec elle. Dans les mini-crèches, le repas est préparé sur place, très souvent avec des légumes frais. Autre avantage, la plus grande reconnaissance des parents.
En effet, lors assistantes maternelles disent avoir parfois l'impression qu'elles ne sont pas considérées comme de vraies professionnelles. Dans une mini-crèche, le regard des parents semble changer. Les mini-crèches s'inscrivent bien dans les mesures annoncées le 7 novembre 2006 par le ministre délégué à la famille. Une partie des assistantes maternelles ne pouvant exercer parce que leur logement n'offre pas les garanties suffisantes, la formule des mini-crèches est au stade expérimental et semble se faire une place entre le collectif et l'individuel. Les parents qui choisiront ces structures bénéficieront du complément du libre choix du mode de garde de la Paje versé par la[a| 460]Caisse d'Allocations Familales[:a] (CAF). Cependant, des questions restent en suspens : la majorité des assistantes maternelles ne préfèrent-elles pas travailler à leur domicile ?
Pour compenser le montant du loyer, notamment dans les grandes villes, les municipalités sont-elles prêtes à mettre la main à la poche ? Quelle organisation pour la gestion des mini-crèches ? L'avenir nous le dira.