La côte est particulièrement accidentée le long du Pacifique, où l'entaille du golfe de Californie correspond à une faille envahie par les eaux marines. Si la tendance générale est à la sécheresse, le climat présente néanmoins une grande variété selon la latitude et l'altitude (les steppes à cactus, semis désertiques voisinent les déserts et avec la forêt dense). La population mexicaine (107 449 525 habitants en 2006) comporte une large majorité de métis. Les Amérindiens, quant à eux, concentrés en pays maya et dans les montagnes, représentent moins de 25% du total.
Cet empire, le plus grand que le Mexique ait connu jusque-là, était en réalité une fédération de peuples vassaux devant payer tribut ; les rébellions étaient fréquentes, les rivalités incessantes, ce qui explique la facilité avec laquelle Cortés en est finalement venu à bout : c'est à l'alliance avec les tribus indiennes plus qu'avec ses dix canons et à ses seize chevaux que le conquistador a dû sa victoire. Tenochtitlan prise en 1521, Cortés achève jusqu'en 1527 de conquérir le centre et le sud du pays.
Après lui, des expéditions sont lancées contre les Mayas qui résisteront dans le Yucatan jusqu'à la fin du XVIIe siècle (leurs cités sont devenues des sites touristiques incontournables). La période coloniale se traduit par la main mise de l'Espagne sur le pays et qui en assure la gestion depuis
Madrid. Le Mexique ne retrouvera son indépendance qu'en 1821, cette période étant dominée par la personnalité du général Santa Anna. Sa désastreuse gestion financière livre le pays aux capitalistes étrangers et contribue à la sécession du
Texas en 1836. Dans la guerre avec les Etats-Unis, qui en découle en 1846, le Mexique vaincu doit céder, au traité de Guadalupe Hidalgo, le Texas, le Nouveau-Mexique et la
Californie (1848). L'événement marquant qui suit est l'insurrection déclanchée par Francisco Madero, en 1910, soutenu par un ancien chef de brigands, Pancho Villa, qui prend le pouvoir de la dictature en place. Mais il est bientôt débordé par les Indiens, qui, à l'appel d'Emilio Zapata, commencent à se partager les terres. S'ensuivra un véritable chaos pour le Mexique. Les années 30 furent marquées par le régime de Cárdenas et par les nombreuses nationalisations. Le Parti révolutionnaire institutionnel (PRI), membre de l'internationale socialiste fut fondé à la fin de la révolution et dirigea le pays sans interruption jusqu'en 2000, où Vicente Fox Quesada, candidat du PAN gagna les élections. Depuis 1994, le Mexique, fait partie avec le
Canada et les
États-Unis de l'Accord de libre- échange d'Amérique du Nord (ALENA), la plus grande zone de libre-échange du monde. De plus le Mexique profite de l'essor du tourisme mondial, notamment grâce à ses sites archéologiques, des villes attractives comme
Cancun et une culture populaire très riche. La tradition musicale mexicaine remonte aux Aztèques et aux Mayas. La musique est étroitement intégrée à la vie sociale et religieuse. L' orchestre typique "mariachi" comporte des violons, des guitares, des harpes et parfois des instruments à vent. Le folklore mexicain était lui aussi très riche, avant la
colonisation espagnole, en manifestations dramatiques, fêtes masquées, processions, danses, le folklore du Mexique adapte ensuite ses traditions à la religion catholique et à la culture occidentale. La population a transformé les anciennes idoles en saints, tandis que, sous les apparences, le vieux fonds païen demeurait. À l'occasion de la fête du Corpus Domini, par exemple, on célèbre encore la danse du « volador ». Au sommet d'un mât très élevé est fixée une plate-forme où prennent place ceux qu'on appelle les « voladores », en général au nombre de quatre et guidés par un capitaine musicien ; déguisés en oiseaux, ils portent des costumes rouges et des chapeaux pointus ornés de plumes et de rubans multicolores ; après s'être lié le pied à une corde, ils se lancent dans le vide, décrivant pendant la descente treize cercles chacun, puis rejoignent le sol et continuent leur danse. Une tradition veut que le volador ait représenté la descente sur la terre des guerriers morts transformés en étoiles. Le symbolisme se reconnaît également dans de nombreuses danses, souvent exécutées avec des masques, selon la coutume aztèque : danses guerrières, danses pour la chasse et l'agriculture. L'art populaire trouve quelques-unes de ses expressions typiques dans le travail de l'or (filigranes de style mauresque importés d'[
Espagne), dans la céramique et dans les tissus, aux coloris violents et aux motifs ornementaux élaborés. Alors n'hésitez plus à vous organiser un séjour au Mexique.