Si le métier d'infirmière s'est révélé au
Moyen Âge avec l'expansion de la lèpre, où, les religieuses y ont fait un lien avec la charité, l'amour de Dieu au travers de soins bénévoles, il a fallu l'avènement de la
Première Guerre Mondiale et de la laïcité pour se faire une place au sein des métiers de la santé. Ce qui peut expliquer le fait que, jusqu'au début des années 60, pouvait être infirmière, une religieuse, une infirmière ayant terminé sa formation ou encore, celle de la
Croix Rouge.
Avec le
bouleversement de Mai 68, la conception du métier d'infirmière connut une nouvelle considération, différente de celle liée à la générosité, à la subordination, et depuis 1992, il existe en
France le « Diplôme d'Etat Infirmier » ! Mais quelle est la définition du métier d'infirmière ! Corps de métier ayant diverses définitions et selon l'article R.4311-3 du Code de Santé Publique, : « ... relève du rôle propre de l'infirmier ou de l'infirmière les soins liés aux fonctions d'entretien et de continuité de la vie et visant à compenser partiellement ou totalement un manque ou une diminution d'autonomie d'une personne ou d'un groupe de personnes. Dans ce cadre, l'infirmier a la compétence pour prendre des initiatives et accomplir les soins qu'il juge nécessaires » Partant de là, l'infirmière ou infirmier a le rôle d'observer, de dialoguer avec le malade et de déceler les problèmes et de faire un « diagnostic infirmier », en vue d'une prise en charge appropriée du patient. De même, le métier d'infirmier implique un contrôle vigilant allant de problèmes spécifiques, à une maladie nécessitant des soins précis.
A cela s'ajoute la capacité de déceler une situation de violence ou encore de tourmente que vit le patient. Travaillant en étroite collaboration avec l'
aide-soignant, l'infirmière s'assure de l'application des mesures d'hygiène, de bien-être et de quiétude du patient, sans oublier que, en tant qu'intermédiaire entre le médecin et le patient, l'infirmier est tout aussi tenu par le secret médical et doit tenir informé, l'entourage du patient.
Au cours de ses activités quotidiennes, l'infirmière assiste le patient tout au long de son séjour à l'hôpital tout en tenant compte de l'importance des soins qui lui sont prodigués en vue d'assurer en toute dignité et en toute intimité, son autonomie. Ce qui exige le fait que, non pas une simple exécutante, l'infirmière doit régulièrement établir des liens entre les connaissances acquises (formation initiale et formation professionnelle continue) et les ordonnances établies par les
médecins. Et comment devenir infirmière ?
Pour devenir infirmière, il faut réussir un concours d'entrée en Institut de Formation en Soins Infirmiers (IFSI) et y suivre une formation (en alternance) : formation de trois ans (mais correspondant à un BAC 2) sanctionnée par un Diplôme d'État d'Infirmier (DEI) et certains peuvent opter pour une spécialisation de deux ans en vue d'obtenir un DE en Soins Infirmiers (mais qui correspond en France à un Bac 2).
Cette formation lui permet de travailler en tant qu'Infirmière
Anesthésiste Diplômée d'État (IADE), cadre de santé, infirmière spécialiste clinique, infirmier hygiéniste, Infirmière de Bloc Opératoire Diplômée d'État (IBODE), infirmière stomathérapeute ou même, infirmière
puéricultrice diplômée d'État. Les infirmiers peuvent exercer au sein du service de santé des armées, auprès des
sapeurs-pompiers, en milieu scolaire, en crèche ou halte-garderie, en milieu hospitalier, en intérim, en humanitaire (ONG..) ou même en libéral... car, selon l'article L 4311-1 du Code de la santé publique français est infirmier « ... toute personne qui donne habituellement des soins infirmiers sur prescription ou conseil médical, ou en application du rôle propre qui lui est dévolu. L'infirmière ou l'infirmier participe à différentes actions, notamment en matière de prévention, d'éducation de la santé et de formation ou d'encadrement ».