Il refusa les alliances avec les factions de l'
assemblée et s'érigea en homme incorruptible et milita ardemment au sein du club des Jacobins. Lors de la déclaration de guerre, il s'opposa vigoureusement à Brissot et à ses partisans. Selon lui la guerre était une imprudence et risquait de faire le jeu du roi en cas de succès comme en cas de défaite. Au cours de l'année 1792 il appuya le mouvement qui aboutit à la chute du roi, le 10 août. Il devient membre de la Commune de
Paris et commence à tenir un rôle de premier plan. Il est alors élu député à la convention et combat farouchement les Girondins, qu'il tient pour des bourgeois riches et égoïstes. Cependant son rejet des bourgeois soucieux de limiter les bouleversements de l'ordre social provoqués par la
Révolution ne le rapproche qu'imparfaitement du peuple. Ses idéaux anticléricaux - Robespierre voulait instaurer un culte de l'Etre suprême - et sa volonté de faire passer les réformes économiques avant tout l'éloignent des « sans-culottes ». Idéaliste, très influencé par
Rousseau, Robespierre pensait que la recherche de la vertu permettrait de résoudre les problèmes de pauvreté.