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Max Havelaar : commerce équitable de café, riz fruits, chocolat...






Le monde du commerce ne cesse de s'étendre à des horizons plus vastes et d'accumuler son lot de progrès. Des transactions de commerce dépendent les sources de revenus de plusieurs groupes de personnes physiques et morales impliquées dans le cercle de ce business. Parmi les principaux acteurs du commerce, on peut citer à titre d'exemple les organisations internationales et étatiques, les opérateurs économiques, les diverses sociétés de commerce ainsi que les fournisseurs des produits et services qui sont à la base des échanges.



Malgré le fait que ces derniers constituent les piliers du commerce, ils ne sont néanmoins pas les plus avantagés du système et font même l'objet d'injustice flagrante. Afin de préserver les conditions de ces petits producteurs, plusieurs institutions et organismes sont mis en place et travaillent d'arrache-pied pour instaurer un cadre de commerce équitable. Parmi les plus fervents partisans du commerce équitable, on trouve en tête d'affiche l'association Max Havelaar. En termes clairs, le commerce équitable ou alternatif consiste en une façon intelligente et juste d'aider les petits producteurs des pays sous développés ou en développement. Pour ce faire, le moyen le plus efficace à préconiser reste une relation de commerce rentable, stable, à long terme et favorisant les petits producteurs. Les recours usuels pour mettre ce principe en application sont la mise en place de relations de commerce directes avec les petits producteurs, l'établissement d'un système de prix minimum garanti à ces derniers et variant en fonction des pays, l'octroi de primes, de possibilités de crédit et de paiements anticipés aux producteurs.


Le but principal étant d'améliorer leur condition de vie et de leur permettre de faire en sorte que l'exploitation de leurs terres et de leur commerce puisse leur apporter une grande part de développement. L'association Max Havelaar fait partie des fervents défendeurs de cette cause, à raison de plusieurs années d'expérience, d'innombrables pays traités et de produits pris en compte. En ce qui concerne la petite histoire du label, il a vu le jour en 1988 aux Pays Bas et n'était prédestiné à l'époque qu'à certifier le café commercialisé par circuit équitable.


Grâce à l'initiative des trois associations françaises dénommées CICDA ou Centre Internationale de Coopération pour le Développement Agricole, Peuples Solidaires et Ingénieurs sans Frontières, l'association Max Havelaar France est créé en 1992 afin de gérer le label Max Havelaar et sa mission de promotion du commerce équitable. Depuis, les activités du label se sont multipliés jusqu'à s'intéresser à de nouveaux marchés et de nouvelles gammes de produits, comme celle des fruits frais, de la sucre de canne, du chocolat, du thé ou encore du riz, du vin, des cosmétiques et des linges. Cette association agit dans un but non lucratif en guise de solidarité internationale. Elle assurer une meilleure rémunération des travaux des producteurs et essaie d'améliorer leur condition de vie en matière de liberté syndicale, de sécurité sociale et même d'hygiène et tous ce qui s'en suivent. Pour information, le label n'est qu'un organisme de certification du commerce équitable. De ce fait, Max Havelaar ne s'adonne ni à la vente ni à l'achat de produits et se contente plutôt de certifier le respect des 250 critères et standards internationaux, qui sont définis et contrôlés par FLO Cert.
max havelaar


En d'autres termes, Max Havelaar contrôle les produits échangés au sein du commerce équitable et ce, tout au long de la chaîne de production et de mise à la consommation. Il y appose par la suite son label après certification de conformité aux critères exigés. Par extension à l'échange juste et à la certification des produits, Max Havelaar s'intéresse par conséquent de très près aux conditions de travail, à l'interdiction du travail des enfants, à la protection de l'environnement et à la liberté syndicale, qui se trouvent faire partie des critères requis. En matière de chiffres, près de 21 pays se conforment à la garantie internationale Max Havelaar, 548 organisations de producteurs et plus de 60 pays du Sud en tirent les bienfaits. On estime à près de 7 millions de personnes, les travailleurs et familles de travailleurs qui jouissent des apports de Max Havelaar et du commerce équitable. Plus de 145 marques françaises se lient à la cause du label, à raison de 1300 produits vendus dans plus de 10 000 supermarchés, épiceries et autres points de vente au détail. Pour information, Max Havelaar représente par excellence le premier grand nom associé principalement au commerce équitable et jouit de ce fait d'une grande notoriété spontanée.

Le Dimanche 22 Mars 2009 à 08:05
Article écrit par Toli




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Il y a 1 commentaires pour cet article :

 mathéo a écrit [23/03/2009 - 11h30] 
mathéo

Petit commentaire pour faire un petit rappel sur l'usage du mot label. Contrairement à l'idée reçue il n'existe aucun label du commerce équitable. Cette clarification apparait essentielle car en effet l'usage du mot label par le réseau FINE représenté par Max Havelaar® en France est illicite puisqu'il constitue une enfreinte au Code de la Consommation (un label doit être la propriété de l'Etat qui délivre un agrément à des organismes certificateurs, ce qui n'est pas le cas dans le domaine de l'équitable. 3 labels existent actuellement en France:Le label Bio, le Label Rouge et le Label AOC). Cette tentative de monopolisation de l'équitable est par la même dangereuse car il tend à exclure toutes les autres démarches qui du coup seraient devenues non équitables.

De même, alors que la question de la faim n'est toujours pas résolue, la définition actuelle du commerce équitable de ces mêmes promoteurs est réduite à des échanges exclusivement Nord-Sud (ignorant le sort des producteurs, caissières, commerçants de proximité en France ainsi que tous les membres intervenant sur une filière entre le producteur et le vendeur), arguant que seuls des ventes en gros volume sauveront les producteurs des pays pauvres... Le problème est que cette question est bien plus complexe que cela et que bien souvent des cultures d'exportation à destination des consommateurs du Nord viennent se substituer aux cultures vivrières destinée aux populations locales (par exemple des produits "dits équitable" comme les fleurs de Tanzanie, remplacent des cultures alimentaires à destination des populations locales, en faisant au passage des milliers de km en avion pour atterrir dans nos supermarchés...), pendant que d'autres produits sont importés alors que que nos producteurs ne peuvent pas les vendre (comme le miel)


D'autres réseaux existent comme l'association Minga qui regroupe une centaine de structures ainsi que des bénévoles participant à des démarches et des initiatives pour promouvoir des pratiques commerciales plus équitables. L’association a une conception d’un commerce équitable en tant que démarche nécessairement universelle, incluant tous les domaines d’activité (produits, services, culture, etc), toutes les régions du monde ( que ce soient des échanges Nord-sud, nord-nord, sud-sud, est-ouest...), et tous les travailleurs intervenant sur une filière (producteur, transformateur, emballeur, transporteur... jusqu'au vendeur et au consommateur) et pas seulement les petits producteurs pauvres des pays du Sud... La souveraineté alimentaire des peuples, la transparence, la démocratie, le respect de l'environnement étant indissociables du souci d'équité entre les individus.

A ce titre c'est le membre fondateur de l'association Minga à savoir la Scop Andines qui a déposé la marque "commerce équitable" à l'INPI en 2001, pour en fixer la définition d'une" équité partout et pour tous", et ce sans chercher en en tirer profit ni même se prétendre précurseur dans le domaine, mais pour éviter la limitation géographique et à certains acteurs d'un concept marketing qui tend à devenir caritatif (aider les petits producteurs des pays pauvres). Ses membres ont constaté cette pratique est vieille comme le monde et existe depuis que des échanges entre les hommes se font. Aristote en faisait déjà allusion il y a 23 siècles dans Ethique à Nicomaque. Personne aujourd'hui ne peut donc s'auto-proclamer label ni même prétendre avoir inventé ou avoir le monopole du commerce équitable!





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