Les marins-pêcheurs en France


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Le métier de marin-pêcheur englobe deux notions assez différentes. En effet, lorsque l'on évoque le métier de pêcheur, il peut s'agir du métier en lui-même mais il peut également s'agir d'une profession consistant à pêcher une espèce spécifique avec un matériel spécifique. Sur un bateau de pêche, il existe différentes catégories de pêcheurs dont les performances concourent au bon déroulement de la pêche. Celui qui se trouve au plus bas de l'échelle est le matelot qui est suivi du responsable d'équipe et de l'officier qui doit assurer la conduite du bateau et l'opération de pêche proprement dite. Tous les marins pêcheurs débuteront toujours leur carrière en tant que matelot avant de pouvoir prétendre au poste d'officier. D'une manière générale, la hiérarchie à bord d'un navire de pêche est la suivante : il y a le chef qui est connu pour être le capitaine de pêche, le second, le mécanicien et le groupe de matelot. Dans le cas des bateaux de grande envergure, il est possible de trouver des lieutenants, des maîtres d'équipage ou encore des spécialistes en froid.


A contrario, une seule personne peut prendre en charge plusieurs métiers à la fois sur les petites embarcations, par exemple un patron pêcheur avec un seul matelot qui travailleront à toutes les taches. La pêche est une filière qui bouge en France. Ceci est tout à fait compréhensible dans la mesure où l'Hexagone compte près de 5 500 kilomètres de littoral. La France compte plus d'une soixantaine de ports de pêche, une quarantaine de criées, une vingtaine de sociétés de production sans oublier les centaines d'organisation ?


uvrant dans le domaine du mareyage de la transformation des produits issus de la mer. Si l'on se penche sur la flottille de pêche métropolitaine, celle-ci comptait plus de 5 400 navires en 2004, ce qui représentait près d'un dixième de toute la flotte européenne. La plupart des embarcations mesurent moins de douze mètres. On notera toutefois la présence de bateaux hauturiers mesurant entre 16 et 25 mètres. Il est possible de faire la distinction entre quatre types de pêches qui sont pratiqués en France. Dans un premier temps, il y a la grande pêche qui s'adresse exclusivement aux navires de plus de 150 TJB qui peuvent rester en mer pendant vingt jours d'affilée. Il y a ensuite la pêche au large : les navires restent en mer entre quatre et vingt jours. Puis il y a la pêche côtière qui se pratique donc le long des côtes et qui implique une présence en mer entre un et quatre jours. Enfin, il y a la petite pêche qui concerne surtout les artisans pêcheurs, travaillant souvent seul, qui ne restent pas en mer plus de vingt quatre heures. Les pêcheurs français ne sont pas des pêcheurs comme les autres. Leur particularité se trouve dans le fait qu'ils sont polyvalents et sont investis dans un domaine très large.
marins pecheurs france


Ceci est entre autres dû au fait que les zones de pêche qui s'offrent à eux sont particulièrement diversifiées. Il leur est en effet possible de pêcher le long des côtes du pays mais ils peuvent aussi se rendre du côté de l'Ecosse, de l'Irlande, de l'Islande, du Groenland, de l'Espagne, du Golfe de Guinée et les plus grandes embarcations peuvent même aller jusque dans l'Océan Indien voire même dans l'Antarctique. Ces régions éloignées sont exploitées par les acteurs de la grande pêche englobant pêche thonière, pêche à la légine australe et pêche chalutière surgélatrice. En 2008, on assiste à un certain mécontentement du côté des pêcheurs français. Ces derniers se retrouvent avec des conditions défavorables aussi bien au niveau de la prise de poissons proprement dite qu'au niveau de leurs équipements de travail. Concernant la pêche proprement dite, ils sont bien souvent confrontés au problème des quotas de pêche. Suivant les espèces concernées, il s'agit d'une quantité de poissons à pêcher qui a été déterminée par la Commission Européenne et qui ne peut et ne doit pas être dépassée. Du fait de ce quota, les pêcheurs sont obligés de remettre des poissons à la mer et leurs prises sont parfois particulièrement maigres. Parallèlement au quota épuisé, il y a également le souci concernant le prix du gasoil qui augmente considérablement les coûts de production et qui défavorisent surtout les petites structures. Dans tous les cas, la filière pêche est une filière qui fait parler d'elle et qui souhaite que des solutions puissent être prises d'une manière rapide et efficace. Ceci leur évitera de sombrer dans la faillite et de faire écrouler tout un pan de l'économie côtière.

Le Lundi 08 Décembre 2008 à 12:03
Article écrit par Toli ()




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