Passionné par les registres les plus divers et variés, Marcel Aymé a, en outre beaucoup écrit pour le théâtre, et bien souvent avec la création de comédies. On peut citer par exemple
Clérambard. Malgré le côté comique de cette oeuvre, il ne faut pourtant pas oublier qu'elle cache une réflexion approfondie sur l'existence de Dieu. En 1952, sa pièce de théâtre intitulée
La tête des autres est mise en scène par André Barsacq et fait scandale. Le sujet, en effet, représente un des premiers plaidoyers contre la peine de mort. La justice et les procureurs de la République sont alors montrés du doigt. Marcel Aymé représenterait donc un défenseur de la liberté, pourtant, il aura été critiqué pour avoir côtoyé des auteurs comme Céline ou Robert Brasillach, antisémites et accusés de collaboration durant la
seconde guerre mondiale. Marcel Aymé aurait également participé à la signature d'un texte intitulé
Je suis partout dont le contenu s'est avéré être antisémite. On pense, ceci dit, que Marcel Aymé aurait été fortement influencé par Brasillach puisque Marcel Aymé a détourné le régime nazi en dérision avant 1939 et n'a jamais collaboré après 1940.