Souvent, on consomme généralement ses racines tubérifiées, spécialement riches en
amidon, mais aussi ses feuilles en Asie, en Afrique et dans le nord du Brésil, par exemple pour la confection du manisoba. Au nord du Brésil, le mot « farine » désigne avant tout la farine de manioc, et non la farine de
blé comme en
France. Pour autant, on utilise le terme farinha normalement: farinha de trigo, farinha de milho etc... Cette farine de manioc n'a pour autant pas du tout le même aspect que la farine de blé : elle ressemble plutôt à une sorte de semoule sèche plus ou moins grossière de couleur allant du jaune vif au gris en passant par le blanc. On dénombre de très nombreuses variétés de farines de manioc, et l'on trouvera la plupart de ces farines sur le Ver-O-Peso, c'est à dire le marché de Belém. Notamment, on y retrouvera une variété jaune et fine très couramment répandue, la « farofa ». Principale source alimentaires de nombreuses populations africaines, le manioc est une base alimentaire indispensable.