Pourtant, à Paris, Mallarmé commence à être reconnu et peut ainsi prendre part à la vie littéraire de la capitale. C'est ainsi qu'il écrit
Toast funèbre (1873) en hommage à
Théophile Gautier, mort l'année précédente et
le Tombeau d'Edgar Poe (1876), son modèle. Mallarmé participe également à la rédaction d'un journal féminin,
la Dernière Mode, « gazette du monde et de la famille » (octobre 1874). Ce qui lui permet de gagner un peu plus d'argent. Dans le même objectif alimentaire paraissent en 1877
les Mots anglais, « philologie à l'usage des classes et du monde »,
les Dieux antiques (1880), « mythologie illustrée à l'usage des lycées, pensionnats, écoles et gens du monde ». Tout semble aller pour le mieux lorsque, le 6 octobre 1879, son fils, Anatole, meurt. Cette mort lui en rappelle d'autres et le replonge dans la dépression. Il traduira ces moments difficiles dans
Le Tombeau d'Anatole en1962. La rencontre avec Méry Laurent, un des modèles favoris de Manet (1884), le divertit de sa douleur. Il écrira pour elle, entre autres, des
Vers de circonstance qui ne seront publiés qu'en 1920.