Après un court passage chez les surnuméraires, Mallarmé rencontre Emmanuel Langlois Des Essarts qui va l'introduire dans les milieux littéraires. En 1862, paraît ses premiers poèmes (
le Guignon,
le Sonneur), inspirés de
Victor Hugo. Pour se consacrer le plus longuement possible à la littérature, Mallarmé s'oriente vers l'enseignement et devient professeur d'anglais. C'est cette même année qu'il rencontra Maria Gehrardt, avec qui il partît à
Londres et se maria. À partir de ce moment là, sa vie semble écrite, sans histoires. Marié, père de famille (une fille, Geneviève, naîtra en 1864, un fils, Anatole, verra le jour en 1871), il sera professeur d'anglais, avec, pour seul possibilité de s'échapper, son oeuvre. Durant sa carrière d'enseignant, Mallarmé occupa plusieurs postes en
France (Tournon, 1863-1865 ; Besançon, 1866 ;
Avignon, 1867). À Tournon, il fut victime d'une grave
dépression qui lui inspira un début de tragédie,
Hérodiade, qu'il ne terminera qu'en 1867.