Les maladies vénériennes, appelées aussi MST (pour Maladies Sexuellement Transmissibles), sont des maladies infectieuses qui se transmettent lors de rapports sexuels, plus particulièrement lors des contacts génitaux, sanguins, rapports anaux ou vaginaux (c'est-à-dire par les muqueuses et les fluides corporels). On utilise davantage aujourd'hui le terme de Maladie Sexuellement Transmissible plutôt que celui de maladie vénérienne, plus ancien, et inspiré du mot Vénus, qui est la déesse de l'amour...
L'usage de l'abréviation MST date du début des années quatre vingt dix, et vient supplanter celui d'IST, pour « Infection Sexuellement Transmissible ». Parmi les maladies vénériennes, on retrouvera ainsi toute une collection d'infections plus ou moins graves. On peut ainsi citer la gonorrhée (la blennorragie gonococcique), la chlamydiose à chlamydiae trachomatis, le chancre mou, l'herpès génital, le pian, la trichomoniase... D'autres maladies sont aussi transmises par voie sexuelle, bien que non exclusivement. Il s'agit par exemple de maladies bactériennes comme la syphilis, ou des ectoparasites tels que la gale ou les poux du pubis (les morpions ou phtyriase pubienne). D'autres sont des virus : il s'agit par exemple des verrues génitales (ou condylomes), dues à certaines souches de papillomavirus, des hépatites virales comme l'
hépatite B et hépatite C (on notera cependant que la transmission de l'hépatite C se fait quasi essentiellement par voie sanguine), mais encore et surtout le tristement célèbre
Virus d'Immunodéficience Humaine (le VIH) responsable du Syndrome d'immunodéficience acquise, c'est-à-dire....le SIDA.
Même si la probabilité de transmettre des maladies par une activité sexuelle varie fortement selon les pathologies concernées, un rapport sexuel est doublement à risque puisqu'il pose tant le problème de la transmission d'une pathologie à son partenaire tant que celui de recevoir une pathologie de son partenaire... Comment éviter les maladies sexuellement transmissibles ? Tout un panel de moyens de prévention existe. Parmi ces moyens, le plus recommandé et le plus efficace est le préservatif masculin.
De plus, au niveau d'une population entière, la généralisation de son usage permet un contrôle efficace d'une
épidémie (on pensera à ce titre à la
pandémie de SIDA). Mais on pourra aussi citer le
préservatif féminin en polyuréthane ou une feuille de latex , pour les cunnilingus notamment. De plus, lorsqu'une maladie vénérienne est diagnostiquée, la personne atteinte devrait avertir ses partenaires actuels et anciens pour qu'ils prennent leur précaution et éviter ainsi la contamination d'autres partenaires. Cela n'est cependant pas une obligation légale. A ce titre, on notera que la seule contrainte légale existante sur ce sujet est la déclaration obligatoire de l'
infection au SIDA (qui est inscrit sur la liste des maladies infectieuses à déclaration obligatoire).
La majorité des maladies sexuellement transmissible est le fait de rapports sexuels hétérosexuels, même si cette proportion est faussée par essence puisque la population hétérosexuelle est statistiquement la plus importante. Si on étudie le phénomène de manière empirique, on s'aperçoit qu'historiquement, c'est pourtant la communauté homosexuelle et le milieu de la prostitution qui ont été les plus touchés. La problématique des maladies vénériennes tient aussi à l'existence de porteurs sains, c'est à dire qui ne ressentent aucun des effets de la maladie dont ils sont porteurs.
Ceux-ci ne consultent donc pas de médecins, mettant ainsi en danger leurs partenaires, alors que bien souvent, un traitement délivré par un médecin généraliste suffit, si l'on s'y prend assez tôt, pour régler le problème !