Maladie tirée des descriptions du docteur
James Parkinson, un médecin anglais du XIXème siècle, la maladie de Parkinson se manifeste de manière évidente par des difficultés motrices de la personne atteinte. Cette difficulté s'étend même jusqu'à l'exercice de la parole et les deux manifestations combinées donnent, souvent à tort, l'impression que le malade souffre de troubles psychologiques. En d'autres termes, on pourrait penser que le parkinsonien est fou.
Il est vrai que cette maladie touche une région infime du cerveau (substance noire) mais elle demeure une maladie neurologique qui n'affecte généralement pas le discernement de la réalité et de la fiction. De plus, le sujet ne souffre d'aucune manie d'ordre psychologique directement liée à la maladie bien que des symptômes laissent supposer que le patient a, dans certains cas rares, des hallucinations et des troubles cognitifs. Ce sont les neurones dopaminergiques qui sont les cibles de la maladie. Effectivement, ces neurones sont responsables de la commande de la motricité pour tout le corps en produisant de la dopamine, un neurotransmetteur c'est-à-dire, une protéine qui assure la communication entre deux neurones. Les neurones dopaminergiques sont surtout sollicités pour les mouvements dits automatiques tels que la marche et la parole. Si on connaît parfaitement depuis un bon bout de temps les cellules affectées, les causes de la maladie demeurent encore mystérieuses pour les médecins et les chercheurs. Pourtant, son étude est l'une des plus sérieuses en ce qui concerne les affections cérébrales dans le monde entier.
Il faut savoir que la maladie touche un peu moins des 2/1000 de la population sur terre mais ce rapport augmente avec les tranches d'âges de 50, 60 à 80 ans et peut atteindre alors les 30/1000. Elle touche généralement les personnes à partir de la cinquantaine. Du fait que les chercheurs ont découvert que les symptômes apparaissent dès que la moitié des neurones dopaminergiques est atteinte, on suppose que la maladie apparaît plus tôt dans la vie du patient sans pour autant laisser montrer le moindre signe. La caractéristique principale de cette maladie est la progression lente.
En effet, le patient commence à avoir des troubles de la concentration pendant les quelques années qui suivent le début de la maladie. Ensuite, il commence à avoir des difficultés à s'exprimer, viennent ensuite tous les troubles liés à la fonction motrice en question dus notamment à une hypertonie des muscles (rigidité musculaire) et à une akinésie (lenteur des mouvements), d'où les difficultés de marcher et de garder l'équilibre jusqu'à tomber dans un état végétatif complet. Là, c'est le stade avancé de la maladie et soulignons aussi que parfois, une perte de l'odorat est constatée dès le début de la maladie. En dépit de la méconnaissance des causes exactes de la maladie, les chercheurs et les médecins spécialisés traitent d'une manière assez efficace ses symptômes. Pour traiter les troubles de Parkinson, il existe le traitement médicamenteux bien sûr et l'intervention chirurgicale, passant par la méthode de rééducation. En ce qui concerne le volet médicaments, on a longtemps utilisé la L-dopa comme traitement de la maladie mais ses effets secondaires ont conduit les médecins à se tourner vers d'autres solutions moins lourdes de conséquence.
Pour cela, le parkinsonien reçoit actuellement une ordonnance médicale qui prescrit le Comtan, un inhibiteur, comme suppléant de la L-dopa. En général, tous ces traitements contiennent assez bien les symptômes de telle sorte que le patient puisse mener une vie relativement normale mais il faudra maintenir un rythme régulier des prescriptions, notamment en ce qui concerne les heures de prise de médicament.
Une bonne combinaison entre traitement médical et la
kinésithérapie produit des effets optimaux pour le patient, d'autant plus qu'il a besoin d'entretenir sa condition physique et d'améliorer ses flux de parole par le biais de l'orthophonie et de ne pas se contenter uniquement des médicaments. Cependant, à l'égard des patients les plus touchés par les formes les plus sévères de la maladie, une intervention chirurgicale est nécessaire. En fait, pour ces patients, soit ils demeurent insensibles aux traitements médicamenteux, soit ils ont contracté une forme rare de la maladie. Dans un tel cas, pas moins de quinze hôpitaux sont équipés de matériels performants pour venir à bout des troubles de Parkinson. Mais à la suite d'une intervention, une rééducation par la kinésithérapie s'impose bien évidemment. Dans tous les cas, les proches du patient ne doivent jamais se décourager puisque les traitements sont parfois prolongés. Ils doivent au contraire constituer un bloc de soutien afin d'encourager le malade pour surmonter plus rapidement les troubles. Il est à remarquer d'ailleurs que la maladie de Parkinson n'est pas héréditaire. Des développements considérables ont été constatés ces dernières années. En pharmacologie, les recherches tendent surtout à éliminer les effets secondaires de la L-dopa. Mais le grand défi reste encore la détermination des causes de la maladie et l'identification à temps des signes avant-coureurs.