La maladie d'Alzheimer est une affection cérébrale à ce jour incurable, entraînant la destruction progressive des neurones. Pour la personne âgée victime de la maladie d'Alzheimer, la perte neuronale se traduit par des troubles de la mémoire, puis du langage, de la reconnaissance aussi bien des objets que des personnes, et des activités gestuelles. La maladie d'Alzheimer se développe en silence sur une période de 20 à 30 ans avant que les premiers symptômes n'apparaîssent. La moyenne d'espérance de vie à partir du diagnostic est de cinq ans pour les hommes et six ans pour les femmes.
Deux types de lésions apparaissent dans la maladie d'Alzheimer : les plaques amyloïdes, qui sont des agrégats de la protéine bêta-amyloïde dans le cortex cérébral, et les neurofibrilles, enchevêtrement de filaments résultant de l'agrégation de la protéine Tau dans les neurones. En fait, il se produit, d'une part, une accumulation de matière à l'extérieur des neurones qui les empêche de communiquer normalement et les « étouffe » et d'autre part, un remplissage des neurones par du matériel superflu et désorganisé qui entrave le fonctionnement de la cellule nerveuse au point que celle-ci finit par en mourir. La maladie d'Alzheimer se caractérise donc par la formation d'agrégats protéiques anormaux. Pour l'heure, les scientifiques peinent à définir l'origine exacte de la maladie. L'ensemble des connaissances accumulées jusqu'à présent amène à penser que la maladie d'Alzheimer est en réalité la résultante de nombreux facteurs de risque. La maladie d'Alzheimer est susceptible d'apparaître dès lors qu'un ensemble de facteurs défavorables l'emporte sur l'ensemble des facteurs neuroprotecteurs et ceci avec le concours du temps et du vieillissement des ces cellules nerveuses.
Parmi les facteurs de risque figurent les polluants environnementaux, tels que les pesticides ou les métaux toxiques. Et parmi les métaux toxiques, l'un d'entre eux est tout particulièrement pointé du doigt : l'aluminium. L'aluminium est toxique pour le cerveau, mais le mercure ou le plomb le sont encore plus. Dans le cas de la maladie d'Alzheimer, l'attention des chercheurs s'est davantage focalisée sur l'aluminium parce qu'on le retrouve à des niveaux élevés dans les noyaux des plaques ainsi que dans les enchevêtrements neurofibrillaires.
Il est également établi que ce métal fragilise la gaine de myéline protégeant l'axone du neurone. L'aluminium au même titre que les autres métaux a un caractère pro-oxydant et de ce fait, il pourrait tenir un rôle non négligeable dans le processus conduisant à une éventuelle oxydation de la protéine Tau. Enfin, ce caractère pro-oxydant de l'aluminium lui confère le pouvoir d'entraver l'action de certaines enzymes antioxydants, dès lors qu'il est présent en quantités anormalement élevées dans le cerveau. Compte tenu des nombreuses incertitudes pesant sur la responsabilité exacte de l'aluminium dans la maladie d'Alzheimer, la prudence s'impose vis-à-vis des produits contenant ou pouvant contenir ce métal sous diverses formes.