Cependant, Serge July fera prendre le tournant de la grande information à Libération, rejoignant ainsi dans la conception de celle-ci Le Monde ou
Le Figaro. Entre 1981 et 1986, les spécifications qui font le titre vont peu à peu s'amenuiser, sans pour autant que Libération rattrape le tirage de ses deux concurrents directs. Les trois formules différentes du journal, et dernièrement une quatrième, ont vu apparaître et disparaître des suppléments hebdomadaires, dont le dernier en date, Ecrans, a cessé d'être publié sur version papier pour se cantonner à sa version numérique, faute de moyens financiers. En effet, la conjoncture de la presse actuelle ne permet plus d'innovations, malgré la qualité rédactionnelle reconnue de cet hebdomadaire consacré à tous les supports visuels. Thématique qui dénote d'ailleurs un intérêt récurrent du journal pour les nouveaux supports médiatiques puisque Libération avait été l'un des premiers titres de presse à s'ouvrir à l'information en continue grâce aux services télématiques, puis à l'internet.