Le député socialiste Francis de Pressensé succède au fondateur en 1903 et engage la Ligue des droits de l'Homme dans la défense du droit syndical, malgré des dissensions internes. Ferdinand Buisson devient ensuite président de 1913 à 1926 puis est remplacé par le philosophe socialiste Victor Basch qui soutient les républicains espagnols. Malgré des résistances intérieures, la Ligue des droits de l'Homme est impliquée par son président dans le rassemblement de la gauche antifasciste, à partir de juillet 1935. Basch, qui combat le nazisme et
Vichy, sera assassiné en 1944 par la Milice mais défendra jusqu'au bout cette « Vigie de la République ». Après la
Seconde Guerre mondiale, la Ligue des droits de l'Homme ne mobilise plus autant d'adhérents, mais conserve une certaine influence, en grande partie grâce à la personnalité de ses présidents successifs. Malheureusement, le travail ne manque pas pour la Ligue des droits de l'Homme, les guerres de décolonisation ou l'utilisation de la torture sont sources d'atteintes aux droits de l'homme que l'association dénonce dans les pays comme le
Maroc ou la
Chine.