La tenue des stocks consiste à gérer les articles disponibles dans l'entreprise en vue de satisfaire les besoins à venir. Ces besoins doivent être satisfait au bon moment et dans les bonnes quantités. Si l'on n'est pas capable de satisfaire un besoin à l'aide du stock correspondant, on parle alors de rupture de stock. Tout l'art de cette gestion est d'avoir suffisamment de stock pour répondre correctement aux besoins et pas trop pour ne pas avoir évidemment à supporter les différents coûts du stock (coût d'acquisition, coût de stockage, coût de dévalorisation, etc.).
Les finalités du stock sont de trois types :
stock de transaction, pour optimiser les coûts de transaction et les coûts de stockage,
stock de précaution, pour éviter la rupture de stocks et enfin
stock de spéculation, pour profiter des mouvements de prix. Les trois principales
méthodes de gestionde stock sont les suivantes : Coût Unitaire Moyen Pondéré périodique (CUMP, moyenne des coûts d'achats pour calculer le coût de revient des approvisionnement), Premier entré, premier sorti (
FIFO, pour le calcul du coût de revient des approvisionnement sortant du stock (premier sorti), prise en compte de la valeur des stocks les plus anciens (donc premier entré)), Dernier entré, premier sorti (LIFO, pour le calcul du coût de revient des approvisionnement sortant du stock (premier sortie), prise en compte de la valeur des stocks les plus récents (donc dernier entré)). Il est important de noter que seules les méthodes CUMP et FIFO sont considérées comme "légales" par le fisc français.
Last In, First Out, souvent abrégé par LIFO, signifie donc « dernier arrivé, premier sortie ». Cette expression est fréquemment utilisée en informatique pour décrire une manière de traiter des données.
La dernière donnée ajoutée à la structure sera ainsi la première à être retirée. La structure de pile, par exemple, repose sur ce principe. Une illustration usuelle de ce traitement est la pile d'assiettes sales : la dernière posée sur le dessus de la pile est la première lavée. Cette expression est également très appliqué en comptabilité analytique. Elle est dans ce cas traduite par DEPS pour « Dernier Entré, Premier Sorti ». La comptabilité analytique se base sur la comptabilité générale afin de donner une image économique de l'activité de l'entreprise, à des fins de gestion.
En tant que telle, elle se canalise sur le compte de résultat. Elle y opère des retraitements permettant de mettre en exergue la rentabilité des différents centres de profit de l'entreprise ou plus généralement des composants des axes d'analyse retenus tels que les clients, les circuits de distribution ... Il apparaît au vu principalement des méthodes pratiquées notamment aux
Etats-Unis et par des entreprises relevant d'intérêts américains, que la conception du LIFO recouvre en réalité diverses méthodes qui répondent à des approches différentes tout ayant le même but : mettre mieux en relation, principalement en période d'inflation, le prix des biens vendus et les coûts annoncés pour l'acquisition ou la production des biens, dans l'optique en d'éviter de dégager des résultats dus à la simple inflation.
Cela semble logique mais manque de pertinence économique puisque le résultat final sera avant tout une donnée favorable aux spéculateurs. Dans les méthodes dites monétaires, l'approche LIFO ne porte plus sur la détermination des biens spécifiques censés subsister en stocks et indiqués dans l'inventaire à leur prix d'acquisition effectif. Elle se définit sur la détermination, via un calcul global à base indiciaire, du coût auquel les additions successives aux stocks par rapport à une période de référence sont censées avoir été opérées.
Pour les besoins de la gestion, les biens spécifiques conservent leur individualisation et sont traités selon généralement la méthode FIFO. En revanche, pour les besoins de l'évaluation des stocks au bilan et de la détermination du résultat, les stocks sont repris à la valeur qu'ils revêtaient au moment où la méthode a été appliquée pour la première fois, augmentée ou réduite de la valeur, calculée de manière indiciaire, des variations successives des stocks au cours de chacun des exercices suivants. Ces évaluations sont effectuées par grandes catégories de stocks. Ainsi, les stocks sont considérés non comme un ensemble de biens mais plutôt comme des unités monétaires incorporées dans les stocks et comme des coûts reportés sur les exercices ultérieurs. Avec cette méthode, la signification qui s'attache aux biens spécifiques s'atténue pour, finalement, disparaître. A cause du regroupement des stocks par grandes catégories pour déterminer la correction indicielle LIFO et de l'application annuelle de cette évaluation, les modifications dans la composition des stocks et les réductions en cours d'année restent sans influence sur la valeur LIFO de ces stocks. De plus, en raison du caractère global de cette évaluation, la comparaison de la valeur comptable des stocks avec leur valeur de marché n'est plus possible que de manière globale. En effet, en période de hausse de prix, il est peu probable que la valeur de marché soit inférieure à la valeur comptable des stocks. En définitif, restons simple en soulignant que le concept LIFO est un principe d'organisation où l'on doit toujours prendre en compte l'élément le plus récent. On utilise cette méthode en informatique (par exemple, on traite en premier la dernière requête), en logistique (par exemple, parce que le dernier produit entré est le plus facile à ressortir), ou pour comptabiliser un inventaire (on valorise un stock de produit suivant le prix de l'élément le plus récent). Pour garder en mémoire cette méthode, rien de plus simple que de s'imaginer la pile d'assiettes sales. Et, n'oublions pas que cette notion n'est pas approuvée par le gouvernement français pour des raisons d'équilibre monétaire des marchés, n'en déplaise aux américains !