A cette époque, La Cigale accueillait déjà plusieurs spectacles et les illustres artistes de ce temps comme Mistinguett, d'Yvonne Printemps, Arletty, Raimu, Maurice Chevalier ou encore Max Linder. Mais après la
première Guerre Mondiale, les programmes qui s'y étaient déroulés ne se limitaient plus au café-concert : on pouvait assister à des vaudevilles, ces comédies théâtrales où se mêlaient quiproquo et situations lubriques, à des opérettes ou encore aux soirées « futuristes » initiées par
Jean Cocteau. En 1924, outre la grande salle, un cabaret a été ouvert au sous-sol, le « Caf-conc », qui, malheureusement, n'est resté ouvert que trois ans, converti ensuite en « La Fourmi », un lieu où se produisaient des petits music-halls. Vers les années 40, La Cigale s'est tournée vers la cinématographie et s'était transformée en salle de projection de film. On pouvait y regarder, à un moment donné, les films d'action - particulièrement les
Kung-fu dans les années 1970 - puis les films pour adultes, classés X, avant de fermer ses portes. En 1987, La Cigale est réouverte, et cela grâce à Jacques Renault et Fabrice Coat, les fondateurs du night-club « Les Bains Douches » et spécialistes de la brocanterie.