Que l'on dise physiothérapeute (au
Québec), masseur kinésithérapeute, kinésithérapeute ou encore, « kiné », il s'agit du même métier de la santé, dont l'activité est essentiellement axée sur les massages, les séances de ré-éducation du patient atteint de traumatisme musculaire, de traumatisme osseux ou même de bronchiolite (chez le jeune enfant). Etymologiquement, le mot kinésithérapie viendrait du grec « kinêsis » qui veut dire « mouvement ». Mais comment devenir kinésithérapeute ?
Vous avez le sens de l'écoute du corps, une bonne résistance psychologique et physique, le sens de la patience et du contact ? Cela ne suffit pas pour devenir kinésithérapeute. La formation initiale du métier de kinésithérapeute exige un Diplôme d'Etat (DE) de masseur kinésithérapeute obligatoire, équivalent à un niveau Bac 3, obtenu par le biais d'une école de kiné (Institut de formation en masso-kinésithérapie) et après admission à un concours de kiné ou alors après une 1ère année en faculté de
médecine intégrant des cours en « prépa kiné ». Il est essentiel de noter que ce DE est remis par la DRASS (Direction Régionale des Affaires Sanitaires et Sociales). Depuis très peu, il est possible pour tout candidat au métier de kinésithérapeute, d'intégrer un Institut de formation en masso-kinésithérapie après une année en Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives, sanctionnée par une réussite. Mais en quoi consiste exactement le métier de
masseur kinésithérapeute ?
Faisant partie du domaine paramédical, et tout en ayant une « très bonne connaissance de l'anatomie humaine », l'activité professionnelle du masseur kinésithérapeute est axée sur la kinésithérapie respiratoire des jeunes enfants (ou nourrissons) sujets à la
bronchiolite et dont l'intervention du « kiné » contribuera à l'évacuation des glaires. Il revient au kiné dans ces cas, de réaliser un « strapping » souple ou rigide (ou contention élastique en vue d'immobiliser).
Entre autres, le rôle du kinésithérapeute consiste en des massages (évacuation lymphatique manuelle), en la mobilisation manuelle de toutes les articulations, au travers de manipulations vertébrales et des diminutions de déboîtements osseux ; en des étirements « musculo-tendineux » ; en une relaxation neuromusculaire, pour ceux qui sont sujets à des problèmes neurologiques, une rééducation « sensori-motrice » leur est effectuée par le kiné ; pour les sportifs ou toute personne sujette à un traumatisme, un renforcement musculaire chez le kinésithérapeute, leur sera conseillé. Aussi, en cas de troubles de l'équilibre, une rééducation « neuro-vestibulaire » pratiquée par le physiothérapeute est indispensable.
Par ailleurs, dans les activités que pratique le kinésithérapeute, l'électrothérapie (utilisation de vibrations sonores, d'infrasons, d'ultrasons, de diélectrolyse médicamenteuse, d'ondes électromagnétiques telles que les ultraviolets, les infrarouges, d'électrostimulation antalgique et excito-moteur; d'ondes mécaniques ...) ; d'autres pratiques de physiothérapie telles que la
pressothérapie, l'
hydrothérapie et la kinébalnéothérapie, la cryothérapie et la thermothérapie font partie des spécialités du kinésithérapeute.
Il peut aussi arriver que le kinésithérapeute dans l'exercice de sa fonction et ce, sous le contrôle d'un médecin (qui établira les résultats), demande au patient sujet d'un
infarctus du myocarde d'effectuer une rééducation cardio-vasculaire en vue de l'enregistrement d'électrocardiogrammes ; ou encore, lui demander par tractions mécaniques d'effectuer des élongations vertébrales. A cela s'ajoute aussi un recours à une rééducation respiratoire chez un sujet intubé ou trachéotomisé, effectué par le kinésithérapeute. En dehors d'un cabinet, le kiné peut aussi exercer au sein d'associations à but non lucratif, ou intervenir dans les secteurs de l'esthétisme et du sport.