Le lendemain, Kamel Fassatoui, le directeur de la communauté
Emmaüs marseillaise a été convoqué par la PAF (Police de l'Air et des Frontières). Ne se doutant de rien, ce responsable d'association humanitaire répond à l'appel de la police en espérant libérer son compagnon. Mais voyant que l'interrogatoire s'oriente de plus en plus vers l'activité et le financement d'Emmaüs, il a pris conscience de la gravité de la situation puisque d'après lui, c'est à la communauté que la police et ses commanditaires en voulaient. Ainsi, le responsable d'Emmaüs Pointe-Rouge, père de 2 enfants, a été placé en
garde à vue pour avoir hébergé un sans-papier dans son établissement. Ensuite, sur décision du parquet de Marseille, le service d'ordre public a perquisitionné les établissements de la communauté pour recenser les clandestins et les sans-papiers qui n'avaient pas le droit de circuler dans la zone
Schengen. Cette action a été effectuée après que Kamel Fassatoui a refusé de donner la liste des individus recherchés.