Il faut dire que ce « diable » de Jean-Pierre, comme l'appellent ses amis, ne fait pas l'unanimité et ne craint pas la polémique. Il ne cache pas ses liens avec
Nicolas Sarkozy qui le consulte sur l'embauche d'un journaliste politique, via le patron d'Europe 1. Sur la chaîne parlementaire Public Sénat que Jean-Pierre Elkabbach a créée et préside depuis fin 1999,
Ségolène Royal l'a accusé d'avoir directement favorisé les autres candidats socialistes en utilisant l'oreillette lors des débats télévisés. Elkabbach certes admet avoir ses chouchous, mais ils ne dépendent pas seulement de leur bord politique et vont de Thierry Breton à
François Hollande. Depuis 1996, il anime l'émission quotidienne « L'invité du matin » et les grands rendez- vous politiques hebdomadaires d'Europe 1.
Arnaud Lagardère, dont Jean-Pierre Elkabbach conseille la stratégie média, lui a confié depuis 2005 la présidence de la station de radio. Le journaliste est également l'auteur d'ouvrages tels que « Taisez vous Elkabbach » écrit avec son épouse Nicole Avril en 1982, et « 29 mois et quelques jours » paru en 1997.