En 1912, la rencontre avec Serge Diaghilev (créateur des Ballets russes) et Igor Stravinsky, qui travaillent tous les deux sur le
Sacre du printemps, va inciter Jean Cocteau à s'éloigner de la poésie traditionnelle. Pendant la
Première Guerre mondiale, il fera la rencontre de
Roland Garros, avec lequel il partagera un temps, la passion de l'acrobatie aérienne. En 1916, changement de cap, puisqu'il fréquente le quartier Montparnasse et rencontre Modigliani, Apollinaire, Max Jacob,
Pablo Picasso. Après la littérature, la peinture et l'aviation, Jean Cocteau fera un pas vers la musique avec Erik Satie et Darius Milhaud. Enfin, dans sa soif insatiable de découvrir le monde artistique dans son ensemble, il rencontra l'acteur
Jean Marais, qui lui fit connaître le septième art. Si Cocteau avait une curiosité incommensurable dans tous les domaines, cela se traduisait aussi dans son comportement. Ainsi, il sera successivement adepte du
surréalisme, converti au
catholicisme et champion de l'anticonformisme, tout en acceptant les honneurs lorsqu'ils vinrent.