Sa bibliographie compte plusieurs titres organisés autour de ce non moins légendaire personnage. Le tout premier, qui dévoile au public ce petit garçon qui ne voulait pas grandir, n'est autre que « Le petit oiseau blanc », qui inspirera une pièce pour les planches. L'auteur J.M. Barrie voit le jour dans l'
Ecosse du 19ème siècle. Le 9 mai 1860, à Kirriemuir, il embarque dans le ménage déjà grand de David et Margaret Barrie, devenant ainsi le neuvième enfant. Une de ses plus grandes passions était les moments privilégiés passés avec sa mère, une femme intelligente qui aimait la lecture et ne ratait aucune occasion pour éveiller ses petits à cette passion. J.M. Barrie semble être le plus sensible à cette tentative et acquiert, très jeune, le sens de l'imagination, à travers les histoires de Robert Louis Stevenson que lui lisait cette femme.
Influence de James Matthew Barrie
L'influence de celle-ci restera marquée dans tout le parcours de l'auteur. Pré-adolescent un peu frêle, il part faire ses classes entre Dumfries et Glasgow. Tandis que ses camarades de classe commençaient à courir après les filles, J.M.
Barrie ne trouvait d'intérêt que dans les oeuvres des James Fenimore Cooper et autres Jules Verne. En 1882, le jeune homme décroche sa maîtrise de l'université d'Edinburgh. Il écrit, pendant un temps, pour le compte du Journal de Nottingham. Mais c'est résolument la fiction qui l'attire le plus. Pour se donner les moyens de poursuivre ses rêves, il part s'installer à
Londres en 1885 et écrit, puis vend des histoires pour vivre. C'est en 1888 que la première percée publique a lieu, alors que certains de ses écrits connus, entre autres « Caught napping », datent de beaucoup plus tôt.
Les critiques ont relevé l'originalité du style qui marque son titre « Auld Licht Idylls » inspiré de scènes de vie écossaises. Plus tard, « The little minister » devient un énorme succès, qui va introduire le nom de son auteur dans la sphère du cinéma.
James Matthew Barrie et Peter Pan
Frayant avec d'autres gens de lettres aussi connus que H.G. Wells ou Georges Bernard Shaw, J. M. Barrie s'avère vite être un auteur tout aussi talentueux que prolifique, son répertoire s'enrichissant rapidement. Et puis arrive « Le petit oiseau blanc » qui introduit Peter Pan dans l'univers du public en 1902. Dans ce livre qui va inaugurer tout un cycle, l'histoire de Peter Pan est racontée à un tout petit David, lors de ses promenades à Kensington Park, par un riche célibataire qui a pris l'habitude de pousser son landau. C'est dans une pièce datant de 1904 que le désir de ne pas grandir qui fait le trait principal de Peter Pan est mis en évidence. Un autre livre autour du personnage apparaît deux ans plus tard, mais c'est avec « Peter and Wendy », sorti en 1911 que le personnage entre définitivement dans les grands mythes littéraires. La figure de ce jeune garçon obsède de nombreux critiques.
Imaginé pour les enfants, le personnage semble délivrer plus de messages pour les grands qu'il n'y paraît.
Influence de Peter Pan dans le monde
Un syndrome de Peter Pan est même défini, en psychologie, par Dan Kiley, pour faire référence aux difficultés de l'adulte à se stabiliser dans ce statut, ou à l'appréhension des enfants à l'idée de grandir. Ailleurs, le personnage a été maintes fois repris dans des films, des dessins animés ou des pièces. J.M. Barrie affirme avoir trouvé le désir d'écrire pour exprimer le combat, mené toute son enfance, pour l'amour de sa mère.
Celle-ci était résolument plus attachée à un autre fils, David, qui meurt jeune. Il aurait inspiré le personnage récurrent portant le même prénom dans de nombreux titres de l'auteur. « Margaret Ogilvy », son oeuvre parue en 1896 est une biographie passionnée de sa mère. Fait baronnet en 1913, J.M. Barrie reçut nombreuses autres distinctions. Il meurt en 1937, le 19 juin et ses restes reposent auprès des siens à Kirriemuir. Le 4, Brechin Road où l'auteur vit le jour et grandit, est devenu un musée.