Jacques Mesrine : biographie de l'homme aux 1000 visages


Partager




Jacques Mesrine est né le 28 décembre 1936 à Clichy. Rien ne prédestinait ce fils d'une famille de commerçants à devenir un gangster, auteur de braquages et d'une trentaine d'assassinats. C'est probablement pendant la guerre d'Algérie que sa vie bascule. C'est à cette époque qu'il tue pour la première fois, au nom de la République française. Il est alors décoré de la Croix de la valeur militaire par le Général de Gaulle et reçoit le certificat de bonne conduite de la 626ème Compagnie. De retour à la vie civile, alors qu'il est déjà divorcé de sa première femme épousée en juillet 1955, il se marie avec Maria de la Soledad qui lui donnera trois enfants. Il est toujours armé et vit de petits casses ou de braquages. En 1962, pour la première fois, il est incarcéré dix-huit mois pour cambriolage et port d'arme prohibée. A sa sortie de prison, il ouvre une auberge dans l'Oise. En 1965, il est de nouveau arrêté. A sa sortie, il ouvre un restaurant à Santa Cruz de Tenerife, dans la capitale des îles Canaries, mais il continue sa carrière de voleur.


Alors qu'il est recherché pour un vol à main armée dans un hôtel de Chamonix et dans une maison de haute couture à Paris, il échappe aux policiers et s'enfuit au Québec. Avec sa nouvelle compagne Jeanne Schneider, ils kidnappent Georges Deslauriers, un milliardaire et sont respectivement condamnés à dix et quinze ans de réclusion. En 1972, Jacques Mesrine s'évade et continue de vivre de ses braquages au Canada, puis en France. En 1973, lors d'une nouvelle attaque à main armée, il blesse grièvement un policer.


Trois jours plus tard, Jacques Mesrine est arrêté à Boulogne-Billancourt, dans son appartement, par le commissaire Robert Broussard. Après de longues négociations, il ouvre la porte offre le champagne au commissaire et déclare « Tu ne trouves pas que c'est une arrestation qui a de la gueule ? », une des ses citations désormais devenues célèbres. Il est condamné à vingt ans de prison mais il s'évade du Palais de justice de Compiègne. Redevenu libre, il reprend ses activités et attaque une imprimerie pour s'emparer de la paie des employés, puis c'est le Crédit Lyonnais de l'avenue Bosquet, dans le 7ème arrondissement, à Paris. Après deux mois de vacances, il braque à nouveau deux banques, mais se fait à nouveau arrêter par le commissaire Broussard. Il est transféré dans les quartiers de haute sécurité de la prison de la Santé. Il y rencontre Charlie Bauer, un révolutionnaire d'extrême gauche. En 1978, il s'évade accompagné de François Besse, son bras droit. Ils braquent le casino de Deauville, puis la Société générale de Raincy et enlèvent le milliardaire Henri Lelièvre.
jacques mesrine


Les différentes photos de Jacques Mesrine démontrent qu'il aimait changer souvent d'aspect pour ne pas être reconnu, d'où son surnom de l'homme aux 1000 visages. Il nargue les autorités en donnant des interviews et enlève Jacques Tillier, un journaliste du journal Minute, qu'il accuse de l'avoir diffamé. Il le torture pendant des heures et le laisse pour mort. Il publie également un livre écrit en prison, « L'Instinct de Mort », dans lequel il revendique une trentaine de crimes. Le vendredi 2 novembre 1979, Jacques Mesrine tombe dans un guet-apens. Alors qu'il est au volant de sa BMW verte métallisée, il est encerclé par des policiers qui ouvrent le feu sur lui et sa compagne, Sylvia Jeanjacquot. « Quand nous nous rencontrerons à nouveau, ce sera à celui qui tirera le premier » avait dit Jacques Mesrine au commissaire Broussard. Ce jour là, il n'a pas eu le temps de dégainer : il décède après avoir été atteint de dix-neuf impacts de balles et sa compagne est grièvement blessée. La vie et la mort de Jacques Mesrine ont été porté plusieurs fois à l'écran. On peut citer « Chasse à l'Homme », un téléfilm d'Arnaud Sélignac, en 2006 ou « L'ennemi public n°1 » de Jean-François Richet, avec Vincent Cassel qui sortira en 2008.

Le Mardi 03 Juin 2008 à 09:35
Article écrit par Frédérique ()


Cet article est lié au dossier suivant :
  tueurs en série, criminels, sérials killer, meurtres en série, crimes en série, psychopathes Tueurs en série : des histoires à vous glacer le
sang



fleche Voir les autres articles commençant par J
 
Articles précédents :
  •  CelticTours : le spécialiste de l'Irlande et de l'Ecosse
  •  Aéroport de Séville San Pablo : un aéroport au coeur de l'An...
  •  Kombucha : préparation et recettes de cette boisson aux nomb...
  •  Laurence Ferrari : portrait d'une journaliste française...
  •  Gastro-entérite : comment soulager la gastro-entérite ?...

Articles suivants :
  •  Le viorne : sédatif utérin et plante efficace contre l'as...
  •  Indiana Jones : l'aventurier fait son come-back dans les s...
  •  Erythème fessier du nourrisson : comment le soigner ?...
  •  Aéroport de Monastir Habib-Bourguiba
  •  Edelweiss Air : compagnie charter Suisse




 
 

Poser votre question !
Et gagnez des Webbies
et des cadeaux !



Jacques Mesrine : fiche détaillée  



Jacques Mesrine


(3 votes)
Nom : Mesrine

Prénom : Jacques

Décédé le : 02/11/1979 à l'âge de 42 ans

Retrouvez Jacques Mesrine sur Star Buzz !



Commentaires 

flux rss Flux RSS 2.0 :  les derniers commentaires de cet article


Il y a 1 commentaires pour cet article :fichePersonnalite.php

 scofield a écrit [17/11/2008 - 12h08] 
scofield

Les 2 films de Richet sur la vie de Jacques Mesrine sont vraiment à voir. Gérard Depardieu est super dedans, et Vincent Cassel est un parfait Mesrine. Définitivement l'éternel ennemi public numéro 1





Tous les commentaires sont soumis à modération (ceux abrégés en SMS seront supprimés).
Ne vous inquiétez donc pas si ceux-ci ne s'affichent pas instantanément.

smile wink confused normal lol laugh sad angry cool surprised cry eek


Voir aussi



   criminalite Criminalité



Au début des années 1970, en France, Jacques Mesrine était l’ennemi public numéro un. Près de trente ans après sa mort, le gangster fascine encore. En 2008, « L'ennemi public n°1 », un film de Jean-F...