Un infarctus correspond en fait à la mort brutale d'une multitude de cellules d'un organe, directement en rapport avec un manque d'oxygène, c'est-à-dire lié le plus souvent à un défaut de perfusion sanguine. Le plus connu des infarctus est l'infarctus du myocarde, c'est-à-dire du muscle cardiaque. L'infarctus cérébral, lui, est plutôt appelé accident vasculaire cérébral (plus connu sous le nom d' « AVC »). Les organes à risque d'infarctus seront surtout ceux dont la vascularisation est terminale.En effet, ce seront ceux dont les différents territoires sont nourris par une seule et même artère.
Ainsi, ce sera le cas du coeur, dont la vascularisation se fait sans anastomoses (c'est-à-dire sans « pont » qui relie les artères entre elles pour assurer une perfusion sanguine même quand une artère se bouchera). Les poumons, le cerveau, l'intestin grêle sont aux aussi concernés, et ce malgré le fait que leur vascularisation possède quelques anastomoses ! En effet, ces « ponts » de suppléance artériels seront quelques fois insuffisants pour conserver un apport suffisant en oxygène quand une grosse artère se bouchera. Le fait que les artères se bouchent a plusieurs causes principales... La première de ces causes, et de loin la plus fréquente, est l'athérome. L'athérome est en fait une maladie des artères directement liée à la formation de plaques lipidiques qui obstruent petit à petit les artères pour ensuite les boucher. Quand elles se détachent ou se fissurent, ces plaques lipidiques pourront provoquer un caillot sanguin qui pourra boucher le vaisseau. L'infarctus du myocarde, lui, que l'on abrège souvent par IDM, est une nécrose, c'est-à-dire la mort des cellules d'une partie du muscle cardiaque. En langage courant, on parle souvent de crise cardiaque.
L'infarctus du myocarde se produit quand une ou plusieurs artères coronaires se bouchent. Les cellules du myocarde, c'est-à-dire le muscle constituant le coeur irriguées par l'artère en question ne sont alors plus oxygénées, provoquant une douleur et peut aboutir à leur mort... et donc à la mort du patient ! Et quand bien même le patient y survivrait, on constate des troubles à vie, comme parfois des pannes d'
érection ou une insuffisance cardiaque.
Si le diagnostic d'infarctus du myocarde est totalement d'ordre médical, tout malaise doit être pris au sérieux et être considéré comme pouvant aboutir à une urgence vitale qui nécessite une prise de contact avec un médecin, qui lui établira un diagnostic. Quand un malaise survient, le rôle de l'entourage est primordial. Il s'agit alors de mettre la personne au repos dans la position où elle se sent le mieux, souvent dans la position semi-assise, c'est-à-dire jambes allongées et buste relevé incliné. Puis on questionne la personne sur ce qu'elle ressent, sur les circonstances dans lesquelles est survenu le malaise, depuis combien de temps, sur ses antécédents médicaux, sur les médicaments pris... Puis on prévient le 15 (ou le 112 avec un portable) en étant le plus précis et le plus complet possible.
Ensuite il s'agira de revenir surveiller la victime, en appliquant les conseils donnés au téléphone par les services d'urgence. Quand un arrêt cardiaque survient, on protège la victime si nécessaire, on prévient immédiatement les secours, et en attendant les secours, on pratique la réanimation cardio-pulmonaire. Et si le matériel est disponible, comme dans certaines rues de grandes villes, on utilise un défibrillateur automatique en suivant les conseils écrits sur la borne ou donnés par téléphone...
Plus que le traitement de l'infarctus, on s'aperçoit vite que c'est la prévention de l'infarctus qui a son rôle à jouer !