Inceste : un sujet tabou


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Issu du mot latin « incestus » qui signifie « impur », l'inceste se définit comme étant une relation sexuelle entre des individus issus de la même famille. Actuellement interdite dans la plupart des pays, sa pratique était cependant normale dans les temps anciens. L'histoire de l'inceste a en effet commencé dans les temps des rois, notamment chez les Pharaons de l'Égypte. À l'époque, afin de transmettre son sang royal à sa lignée, la noblesse avait l'habitude de fonder une famille avec une cousine ou un cousin, qu'il soit éloigné ou non. Ainsi, elle avait l'espoir que ses descendants seraient toujours rois, même après des siècles. En optant pour les mariages consanguins, ces nobles avaient également comme objectif d'imiter les gestes divins. Les dieux ayant, selon leur croyance, tendance à se marier entre eux. Si l'on ne cite que Osiris qui épouse sa soeur même, Isis. Dans la bible, on peut également détecter des histoires incestueuses, notamment en Samuel 2;13 qui relate le mariage entre deux frères et soeurs, Amnon et Tamar, les enfants de David. La pratique de l'inceste n'est toutefois pas autorisée dans tous les pays, même dans les temps anciens.


Dans la Rome antique, ce geste jugé d' « impur » était entre autres considéré comme un crime, sanctionné par une peine de mort. À l'époque, les vestales qui violaient leur voeu de chasteté devaient également payer le même prix. Ayant ainsi fait son premier pas dans l'Antiquité, la prohibition de l'inceste ne tardera pas à devenir de plus en plus universelle. Dans le Moyen Âge, cette interdiction devient plus stricte.


En dehors des unions entre parents et enfants, celles entre marraine et filleul, parrain et filleule, ou encore entre oncle et nièce, deviennent entre autres strictement interdites. Les relations entre tante et neveu demeureront pourtant autorisées. L'inceste n'étant pas encore vu d'un angle objectif, par rapport au sexe. Cela devait pourtant arriver un jour ou l'autre et, au fil des années et des siècles, l'inceste deviendra un tabou universel, ou presque. Dans la plupart des pays, ce geste impur est désormais condamné par la loi. La loi française indique entre autres, dans les articles 161, 162 et 163 du Code civil, que tout mariage entre parents et enfants en ligne directe, entre frère et soeur, entre tante et neveu, ainsi qu'entre oncle et nièce, est strictement prohibé. L'article 334 -10 indique également que le père d'un enfant issu d'un inceste n'aura pas le droit d'adopter l'enfant en question. Au Canada, l'inceste est également interdit par la loi. L'article 155 du Code criminel indiquant que toute personne ayant des relations sexuelles avec une autre personne qui lui est liée par le sang, commet un crime.
inceste


La loi autrichienne est aussi stricte à ce sujet, en confirmant dans l'article 211 du Code pénal que tout inceste est sanctionné d'emprisonnement, sauf dans le cas où la personne est âgée de moins de 19 ans et qu'elle a été séduite. La Suisse applique également ces mêmes règles en indiquant dans l'article 213 de son Code pénal que tout acte sexuel entre des personnes liées directement par le sang est puni d'emprisonnement, sauf dans le cas des mineurs. Cette prohibition de l'inceste touche également la religion, notamment le christianisme et l'islam. La bible indiquant explicitement dans le chapitre 18 du Lévitique, les interdictions détaillées de cette pratique. Tout comme le Coran qui, dans le verset 22-23 de la surate Annissaa IV, décrit que les relations sexuelles entre enfants et parents, entre frère et soeur, entre neveu et tante, oncle et nièce, belle-mère et gendre, beau-père et belle-fille, ou encore entre belle-mère et beau-fils, sont interdites. Les unions entre cousins demeurent cependant autorisées par l'islam. Notons également que le monde de la science, notamment de la biologie, interdit également l'inceste du fait que cette pratique aurait des conséquences néfastes sur la génétique. Pour d'autres analystes, notamment l'ethnologue français Claude Lévi-Strauss, la prohibition de l'inceste ne serait pourtant qu'une invention sociale pour lutter contre l'endogamie. La question reste ainsi posée: l'inceste serait-il une simple construction de la société? Une invention culturelle ou une contradiction à la loi de la nature?

Le Mardi 08 Décembre 2009 à 12:11
Article écrit par Toli ()


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