Historiquement, la plupart des impôts étaient payés en nature, soit en parts de récolte, pour la dîme par exemple, soit en travaux comme les corvées ou le service militaire. Puis ces impôts ont été remplacé par une contribution en numéraire, plus pratique pour le bénéficiaire et le contribuable. La taille, au XIVe siècle est l'un des plus anciens impôts prélevé par la monarchie française. Pendant la
Révolution française, les statuts et privilèges fiscaux (de la noblesse et du clergé, mais aussi des provinces, villes, etc.) sont détruits. Tout au long du XIXe siècle, les impôts concernent le patrimoine (taxes foncières), l'activité (la patente, ancêtre de la taxe professionnelle), et les taxes indirectes lors des échanges de biens (succession, achat immobilier, etc.). La création de l'impôt sur le revenu est accueilli comme un symbole de modernité car un l'objectif initial est de réduire les inégalités. De nos jours, les impôts sont toujours un outil de redistribution des richesses, destiné à redistribuer une partie sous forme d'aides diverses aux plus défavorisés et à ceux que le régime veut favoriser.