D'après le Larousse illustré, l'herboriste se définit comme étant « celui qui vend des herbes employées comme médicaments ». Ce professionnel des plantes est capable de cultiver, récolter, sécher et conserver les herbes médicinales dans le but d'en extraire les propriétés curatives qui leur sont propres. Il a l'obligation et surtout la responsabilité d'être parfaitement renseigné sur les effets des plantes qu'il utilise et qu'il conseille aux consommateurs. Il doit également se tenir régulièrement au courant et réactualiser ses connaissances en matière de botanique et de biochimie végétale de manière à connaître les mélanges et les dosages à pratiquer pour veiller à la prévention de maladies chez ses clients. Il prépare les plantes selon plusieurs procédés : Premièrement , par décoction (on incorpore de l'eau froide à la plante préalablement séchée, puis on amène à ébullition avant de laisser reposer à feu doux pendant une trentaine de minutes. On laisse ensuite le tout refroidir et on tamise). Deuxièmement, par infusion (on dispose des feuilles, des fleurs ou des racines d'une ou de plusieurs plantes différentes au fond d'un récipient et on y verse de l'eau bouillante.
On laisse ensuite reposer le mélange, puis on le tamise), ou troisièmement, par macération (on laisse reposer des plantes dans de l'huile d'origine végétale, puis on tamise. On peut également solidifier ce mélange avec de la cire d'abeille, par exemple, ce qui formera ce que l'on appelle des « onguents »). L'herboriste propose, par la suite, de les utiliser sous formes variées : en tisanes ou en poudres incorporées dans les aliments, sous forme de lotions, de cataplasmes ou d'injections, sous forme de cigarettes, ou bains de bouche, etc.
En France, l'accès à cette profession est quasiment inexistant : le diplôme d'herboriste a en effet été supprimé en 1941 par le
maréchal Pétain, et la vente de plantes médicinales est désormais exclusivement réservée aux détenteurs d'un diplôme de phytothérapie, formation accessible aux pharmaciens, vétérinaires et médecins. Certaines herboristeries tenues par les derniers diplômés d'avant 1941 subsistent toutefois, comme L'Herboristerie de Montparnasse, L'Herboristerie d'Hippocrate ou Le Carré des Simples, situées à Paris. Cette profession, dont le difficile accès fait exception en France, est en fort développement au niveau mondial. Le pays consacrant le nombre le plus important de recherches et ayant le plus de connaissances à ce sujet est le
Canada, qui dispose de nombreuses écoles conduisant au diplôme d'herboristerie. Les plus cotées sont L' Herbothèque Inc.
au
Québec, qui est une école de formation spécialisée, et l'école de Flora Medicina, basée à Montréal, qui dispose d'un site internet très complet :
floramedicina.com. En Belgique, il existe des cours dispensés par correspondance à L'Ecole Européenne d'Herboristerie de Bruxelles Enfin, en France, il est possible d'approcher le métier, par exemple par des cours de botanique et d'étude des techniques des plantes médicinales à L'Ecole des Plantes de Paris et l'Ecole Lyonnaise de Plantes Médicinales.