Bénéficiant d'une certaine aisance matérielle, Henri Matisse voyage (en
Espagne, à
Moscou, au
Maroc), confirmant ainsi son goût, non pour l'exotisme mais pour les variantes d'un décoratif (céramiques, icônes, tissus) qu'il intègre dans ses toiles par une ligne souple et des couleurs audacieuses. En 1913, son
Nu Bleu peint sept ans plus tôt, fait encore scandale à l'Armory Show par ses déformations et son chromatisme peu réaliste. Il modèle
la Serpentine Et les deux premières versions du
Dos, dessine intensément, et explore quelques aspects du
Cubisme (
Tête blanche et Rose, 1914). Pendant les premières années de la Guerre, il réalise des toiles majeures :
le Rideau jaune (1914-1915),
les Marocains (1916),
la Leçon de piano(1916). Par la suite Henri Matisse élabore plusieurs têtes sculptées (
Henriette II en 1927 et
III en 1929) où l'organisation des volumes se fait de plus en plus libre.