Le 2 août 1990, à 2 heures du matin, 100 000 soldats irakiens entrent au Koweït et l'émir al- Sabbah et son fils gagnent l'
Arabie Saoudite, d'où ils appellent à résister. Les Nations Unies, l'URSS et les USA en tête, condamnent l'invasion du Koweït et appellent à des mesures contre l'Irak. Ce sera l'Opération « Bouclier du désert », visant à installer une importante force multinationale en péninsule Arabique. Lorsque le 8 novembre 1990, les Etats-Unis décident de faire la guerre en Irak, Pérez de Cuéllar affirmera : "Cette guerre a été autorisée par les Nations unies, elle n'est pas une guerre des Nations unies". Cette guerre et celle qui la suivra seront en effet toutes deux conduites par un commandement américain. Les hostilités débutent avec l'Opération « Tempête du désert » le 17 janvier 1991 par des bombardements massifs sur les villes irakiennes, effectués par des avions venus des porte-avions croisant dans le golfe, de Diego Garcia, dans l'océan Indien, d'
Espagne et de Grande-Bretagne. L'Irak répond par des actions plus symboliques qu'efficaces : 47 missiles « Scud » sont lancés contre l'Arabie Saoudite, et 39 contre
Israël.