Pendant l'
antiquité, les hommes continuent de reconnaître aux loups des qualités tels que l'habileté à la chasse, le sens du devoir vis-à vis de la meute et de ses petits. Mais aussi, elle commence à lui trouver quelques défauts surtout celui de l'intérêt qu'il porte au gibier et aux troupeaux. Toutefois, la peur du loup coïncide encore aujourd'hui avec les zones d'influence de la pensée occidentale. La diabolisation du loup trouverait ses origines dans l'image de l'Ancien Testament décrivant Dieu comme un berger. Les fidèles étant assimilés à un troupeau d'ovins protégés par Dieu. L'inconscient collectif de l'Europe chrétienne va alors faire du loup un ennemi. Au
Moyen Âge, l'église catholique voulant asseoir son autorité dans les campagnes où se perpétuent des rites païens, souffle sur les braises des conflits naissants entre l'homme et le loup et en fait le symbole de tout ce qui est contraire à la foi, puis une incarnation du diable. Et entre le VIe et le XIIIe siècle, la littérature religieuse des bestiaires représente le loup comme la bête immonde par excellence.