Face à tout problème, la première chose à faire est de s'arrêter, d'envisager le plus rapidement toutes les possibilités en relation avec le problème, les connections et les interconnections possible, les relations et les interrelations possibles pour pouvoir prendre une décision.
Face à de gros problèmes financiers, notre premier réflexes est de paniquer car la peur du
gendarme instituée par le système est telle qu'elle ne nous permet plus le détachement nécessaire à une prise de décision sereine, en effet pied et poing liés par nos problèmes nous n'avons plus la possibilité d'envisager des solutions. Comme le disait « Dean Williams » éminent professeur à l'université de
Harvard aux états unis, dans son livre « real leadership » face à un problème quelconque il y a trois type de solution : la première solution est de type technique dit de type 1, la deuxième solution est de type adaptatif dit de type 2 et enfin la troisième solution est de type adaptatif dit de type 3. Dans la solution de type 1, les origines du problème sont connues et les solutions aussi, dans ce cas l'action est planifiable, organisable, vous dirigez votre solution et la contrôlez. C'est en général la situation dans laquelle nous met le banquier lorsqu'il nous demande un plan d'affaire, plus communément appelez « business plan ».
En général, on prouve que l'on connaît notre « affaire » et on a identifier les principaux « noeuds » et que nous pouvons apporter les solutions palliatives qui peuvent se résoudre dans le temps... Il s'agit souvent ici de personne physique ou morale ayant un revenu stable et fixe avec des pics de besoins liés à une nécessité réelle d'argent à un instant donné. Un simple rendez vous avec notre banquier suffit à résoudre ce type de problème.
Dans le cas de la solution de type 2, on se trouve dans une situation où on croyait maîtriser les solutions palliatives aux « noeuds », mais un grain de sable s'est immiscé dans le processus de résolution des problèmes. Dans ce cas, on appelle ce type de solution, solution adaptative de type 2 car ayant défailli à notre contrat, c'est notre créancier qui peut dicter ses lois et à nous de nous adapter à la solution qui nous est imposés. Dans le cas où notre créancier devient intransigeant le cas peut se traduire par notre faillite, la prison, le
chômage et tous les désagréments liés aux problèmes mal maîtrisés... Comme la solution de type 2 est un cas isolé et qu'en général l'économie fonctionne bien, personne ne s'inquiète vraiment, excepté la personne touchée. On dit généralement pour consoler la victime : « ne t'en fait pas, c'est la vie, tu vas rebondir... etc. » mais lorsque le problème est général, lorsque des milliers de personnes sont touchés par le problème alors on se trouve face à un problème de type 3. C'est-à-dire qu'on a tout fait pour suivre les principes de prudences mais qu'on n'a pas pu prévoir l'apparition du problème et encore pire on n'a aucune idée de la manière dont ont peut y faire face...
Dans ce cas on dit toujours que c'est un défi adaptatif car alors le créancier peut avancer des solutions que vous pouvez accepter ou refuser, mais dans tous les cas, la solution est l'adaptation à la réalité tout en acceptant la mouvance de l'instant... . En général, les solutions des problèmes de type 2 et 3 sont à 80% des solutions de type 1, à 15% de type 2 et 5% de type 3. Le tout est donc de savoir dans quelle mesure telle ou telle solution qui vous est proposé est de type 1, 2 ou 3.
Appliqué aux diverses propositions qui nous sont faites dans la résolution de nos problèmes financiers, votre travail est de faire une classification des solutions et de choisir en fonction de votre cas la solution idoine. Réaménagement du budget (type 2,3), Consultation Budgétaire (type 2), Prêt personnel (type 1), Prêt de consolidation (type 2) Refinancement hypothécaire (type 2) Négociations avec les créanciers (type 3) Liquidation d'actifs (type1) Dépôt volontaire (type 1) Proposition de consommateur (type 3) Faillite (type1).... Ne vous précipitez pas, tête baissée à chercher une solution facile. L'actualité montre la complexité du phénomène, avec la baisse et la soudaine montée des indicateurs boursiers sur toute la planète, la prudence est de mise. Les situations ne sont pas figées et il faut savoir danser avec l'instant, le risque et vos échéances. Faire aujourd'hui ce qui est possible et atermoyer ce qui l'est moins. La situation nous appelle à revenir aux fondamentaux de la comptabilité