L'organisation du Grenelle de l'Environnement a été fait grâce à l'engagement des ministres
Jean Louis Borloo, Dominique Bussereau et
Nathalie Kosciusko-Morizet. Rappelons que les accords de Grenelle ont été, en 1968, des négociations menées entre le gouvernement, le patronat et les syndicats. Le terme de « Grenelle de l'environnement» est maintenant utilisé pour évoquer des négociations entre les différents acteurs pouvant intervenir dans le domaine écologique.
Le principe du Grenelle de l'Environnement est donc ici de réunir pour la première fois l'Etat et les représentants de la société civile pour mener une réforme en faveur de l'écologie, du développement et de l'aménagement durables. Le fonctionnement du Grenelle de l'Environnement est basé sur quatre temps forts. La première phase, au début de l'été 2007, a défini six groupes de travail pour élaborer des propositions d'action. Ces groupes avaient chacun un thème bien précis, le premier avait pour objectif de « lutter contre les changements climatiques et maîtriser la demande d'énergie » , pour le second « préserver la biodiversité et les ressources naturelles », le troisième « instaurer un environnement respectueux de la santé », le quatrième « adopter des modes de production et de consommation durables », le cinquième « construire une démocratie écologique » et enfin le sixième « promouvoir des modes de développement écologiques favorables à l'emploi et à la compétitivité ». Les groupes de travail étaient composés de quarante membres répartis en cinq collèges. ayant pour vocation de représenter les acteurs du développement durable : l'Etat, les collectivités locales, les ONG, les employeurs et les salariés.
Chacun de ces groupes de travail était présidé par des personnalités indépendantes qualifiées, à la compétence reconnue de tous, qui avaient pour mission de proposer des mesures et de déterminer les éventuels points de blocage. La seconde phase a été de consulter les Français, les collectivités, les parlementaires... la phase 3 a consisté en l'organisation de tables rondes fin octobre 2007 et de leurs conclusions. Les conclusions des tables rondes du Grenelle sont désormais des engagements pour le Gouvernement.
Aujourd'hui, nous sommes entrés dans la quatrième phase qui doit mettre en oeuvre les engagements du Grenelle de l'Environnement car deux cent soixante huit engagements ont été ainsi répartis fin décembre par Jean-Louis Borloo dans trente trois chantiers. Ces chantiers prennent, le plus souvent la forme de comités opérationnels surnommés des « comop » dans le jargon des participants du Grenelle de l'Environnement. Ce peut aussi être des groupes d'études, des groupes ad hoc ou des missions parlementaires. Ces quatre phases sont l'objet d'une évaluation par un Comité de suivi qui procédera à une évaluation annuelle de l'état d'avancement des travaux, sous la présidence du ministre d'Etat, en plus des réunions régulières environ toutes les six semaines. Les rapports de suivi et d'évolution du Grenelle de l'Environnement seront soumis chaque année au Parlement.