Le Groupe d'intervention de la police nationale, ou GIPN, est un groupe de policiers d'élite français. Il dépend du Ministère de l'Intérieur, et plus précisément de la Direction centrale de la sécurité publique (DCSP). Comme la plupart des unités d'interventions, le G.I.P.N a été créé après les évènements dramatiques des
jeux olympiques de
Munich en 1972, où une délégation israélienne avait été victime d'un assaut de terroristes palestiniens qui avait causé la mort de tous les otages. La Police Nationale met alors en place une unité spécialisée, composée de peu d'hommes entraînés et capables d'intervenir dans des régions françaises, en un temps record, pour remplir des missions d'envergure. Les unités du GIPN sont présentes sur l'ensemble du territoire français et compétentes dans 75
départements. Ces unités, composées d'environ vingt hommes chacune, sont installées à
Lille, à
Strasbourg, à
Lyon, à
Nice, à
Marseille, à
Bordeaux, à
Rennes, à
la Réunion et en
Nouvelle-Calédonie.
Leurs actions : libération d'otages, interpellation de terroristes présumés, arrestation de suspects violents, transport de fonds précieux, mutineries de détenus, interpellations d'individus armés, délogement de squatters, sécurisation d'un tribunal lors de grand procès ou protection de personnalités menacées. Ils viennent porter assistance à d'autres services spécialisés de la Police Nationale comme l'Office Central de Répression du Banditisme (OCRB), les Services Régionaux de Police Judiciaire (SRPJ), la Direction de la Surveillance du Territoire (DST) ou les Sûretés Départementales.
Les hommes du GIPN ont le souci permanent de préserver l'intégrité physique des intervenants et de n'utiliser la force qu'en dernier recours. Entrer dans le GIPN constitue un rêve pour de nombreux jeunes hommes amateurs de sensations fortes. Le recrutement est ouvert à tous les gardiens de la paix et les officiers de la Police Nationale ayant cinq ans d'ancienneté et moins de 35 ans. Les sélections ont lieu environ une fois par an. Une cinquantaine de candidats est présélectionnée pour passer, pendant une semaine, une série d'épreuves composées d'activités physiques comme le combat, l'athlétisme ou la natation, mais également de tests sur la claustrophobie ou le vertige. Des tests psychologiques sont effectués par une équipe de psychologues. Si le candidat correspond aux conditions requises, il est convoqué aux épreuves suivantes, où pendant quatre jours il est poussé à l'extrême physiquement et moralement. Seulement une vingtaine de candidats reçoit l'habilitation GIPN et est affectée dans les groupes, où leur formation commence.
Parmi les autres unités spéciales de la Police Nationale, il y a le RAID (Recherche Assistance Intervention Dissuasion) qui lutte contre toutes les formes de terrorisme et de grand banditisme, le BAC qui intervient dans des milieux urbains difficiles et l'Unité Canine Légère qui se charge de patrouille, de capture, de localisation de stupéfiants et d'explosifs. A noter : le Groupe d'Intervention de la Gendarmerie Nationale (G.I.G.N) est l'unité d'élite de la Gendarmerie Nationale et possède des objectifs similaires au GIPN.