La quarantaine bien clinquante, Geoffroy Roux De Bézieux est un homme d'affaires hors pair qui a su imprimer à jamais ses traces dans le milieu des affaires français. En effet, à 46 ans à peine, ce businessman accompli possède à son actif un parcours des plus inattendus qui l'a conduit étape par étape sur le chemin du succès. Sorti fraîchement de l'ESSEC, l'homme en surprendra plus d'un lorsqu'il se décide à s'engager deux années dans les forces spéciales de la Marine, les Navy Seals à la française.
Enrôlé, Geoffroy Roux De Bézieux connaîtra alors plusieurs fois les réalités de la guerre et des conflits armés, en intervenant tour à tour avec les Commandos Marines en Afrique puis au
Liban. Après deux ans passés dans les rangs de l'Armée, De Bézieux décide d'affronter une autre jungle : celui de la Finance. C'est ainsi qu'il rejoindra à partir de 1986 l'équipe du groupe des cosmétiques « L'
Oréal » au sein duquel il fera ses armes dix années durant en occupant successivement différents postes, dont notamment celui de « Directeur marketing », puis plus tard celui de « Directeur Général ». Tout au long de son immersion dans le monde des cosmétiques, Geoffroy Roux De Bézieux ne perdit jamais de vue l'un de ses principaux objectifs dans la vie, celui de mettre sur pied sa propre société. Grâce aux économies qu'il s'était constitué pendant les dix longues années qu'il avait passé chez « L'Oréal », l'homme se lança en 1996 dans son propre business en misant dans le secteur de la téléphonie mobile encore balbutiant à l'époque. C'est ainsi qu'il ouvrit « THE PHONE HOUSE », l'un des tous premiers magasins consacrés uniquement au téléphone portable.
Dopé par le vent dominant qui soufflait alors sur ce marché de la téléphonie mobile à la fin des années 1990, et surtout grâce à une association opportune avec un groupe anglais leader dans le secteur concerné Outre-manche Carphone Warehouse, l'entreprise de Geoffroy Roux De Bézieux ne cessa de prendre de l'envergure et se targua ainsi à l'orée du nouveau millénaire (en 2000) de posséder près d'une centaine de magasins à travers toute l'Europe.
En bon businessman qui se respecte, l'homme d'affaires français prit une décision primordiale cette année-là : celle de vendre sa société florissante, de peur certainement que la bulle ne lui explosa à la figure. Pourtant, aujourd'hui encore, « THE PHONE HOUSE » compte parmi les sociétés de téléphonies mobiles les plus actives du secteur puisqu'elle compte près de 2 500 salariés rien qu'en Hexagone et plus de 15 000 autres dans toute l'Europe. C'est peut-être pour cela qu'il décida, il y a 4 ans, de monter un nouveau projet toujours en collaboration avec son associé d'alors, l'anglais « Carphone Warehouse », celui de « Breizh Mobile », société opérateur de mobile s'implantant au départ, comme son nom le laisse deviner, dans l'Ouest de l'Hexagone.
Mais rapidement, une fois encore et comme toujours avec Geoffroy Roux De Bézieux, la société prit une envergure nationale après l'entrée du groupe « Virgin » au capital social jusqu'à devenir aujourd'hui le quatrième groupe d'opérateur de mobile en
France, plus connu des particuliers sous l'effigie de «
Virgin Mobile ».
Mais De Bézieux ne s'est pas arrêté là, infatigable jeune businessman, l'homme est de tous les fronts, et actuellement, grâce à son expérience et son influence, il occupe plusieurs postes hauts placés dans le monde des affaires et de la politique en général qui font de lui certainement l'un des hommes d'affaires les plus capés de sa génération. Ainsi, le président de « Virgin Mobile France » a occupé le poste de Président de l'Association « Croissance Plus », une sorte de syndicat des entreprises les plus productives de l'Hexagone. Actuellement, De Bézieux occupe également en parallèle de son poste de PDG du groupe MVNO Omer Telecom, un siège au Conseil de Surveillance du groupe PSA Peugeot, la fonction d'administrateur au Conseil de Surveillance de Virgin Stores, le poste de Président de l'association « Alternative Mobile » et enfin tout récemment, depuis le mois de mai dernier, celui de Président de l'
UNEDIC. Mais où donc cet homme de 46 ans va-t-il puiser toute cette énergie qui l'anime ? La réponse réside sans doute auprès de ses quatre enfants et de son épouse Sabine ! Quoiqu'il en soit, le nouveau patron de l'UNEDIC aura besoin d'user de tous ses talents pour faire face aux problèmes engendrés par le chômage à l'heure actuelle. Et en ce sens, « GRDB » semble déjà avoir tracé la ligne directrice du travail à effectuer pour les cinq prochaines années afin de réinsérer rapidement et surtout efficacement les personnes sans emplois dans le circuit professionnel : par la formation. En effet, selon lui, seule l'inadaptation des qualifications professionnelles des demandeurs d'emploi face aux offres d'emploi existantes constitue le principal frein à la relance de l'emploi et il faudrait ainsi y remédier par des méthodes de formation plus souple.