C'est officiel depuis ce matin et fait la une de tous les journaux de
France : la fusion initiée en février 2006 sous le nom de « patriotisme économique » entre la société nationale Gaz de France (premier réseau de transport et de distribution de gaz en Europe) et le groupe privé franco-belge Suez (5ème électricien en Europe et 6ème opérateur gazier) et qui était prévue à l'origine pour la fin du mois de décembre 2006, vient d'obtenir le feu vert de l'
Elysée, soit un feu vert à la privatisation de l'entreprise publique Gaz de France, malgré les engagements pris par l'Elysée et les promesses émises par
Nicolas Sarkozy, alors qu'il était ministre de l'Economie en 2004, de ne pas faire passer la part de l'Etat dans le capital de GDF sous la barre des 70%. Longuement négocié à l'Elysée et à Bercy depuis jeudi dernier, le projet de fusion lancé par
Dominique de Villepin à l'origine, prévoit que le groupe Suez cède 2/3 de son pôle environnement à ses actuels actionnaires (le belge Albert Frère, la Caisse des dépôts, le
Crédit Agricole et
Areva) sous formes d'actions qui seront cotées en bourse séparément.