Galileo : une meilleure alternative européenne


Partager




Le projet aérospatial européen Galileo est sur la bonne voie. Prévu être opérationnel dès 2010, ce système de positionnement par satellite a été conçu pour mettre fin à la dépendance envers le système américain GPS ou Global Positionning System. Ce dernier a vu le jour dans un contexte de la guerre froide et est contrôlé par les militaires. Ce qui signifie que, en cas de conflit, les Etats-Unis pourraient limiter l'accès au GPS pour des raisons stratégiques. Washington n'a pas vu d'un bon oeil le projet Galileo et a essayé d'empêcher sa réalisation, sans succès.



Finalement, Les Etats-Unis ont accepté de collaborer avec l'Europe pour développer une technologie spatiale qui sera complémentaire avec le GPS. Avec Galileo, l'usage du positionnement par satellite ne sera plus limité pour des raisons de sécurité ou de politique. La précision de la géolocalisation sera améliorée. Le service ne risquera pas d'être censuré à certains endroits. Galileo sera contrôlé par des civils, politiquement par l'Union Européenne et techniquement par l'Agence spatiale européenne ou ESA. Le financement estimé à 3,4 milliards d'euros et l'exploitation des 30 satellites sollicités pour le projet ont semé la zizanie parmi les membres de l'Union européenne, causant pas mal de retard dans la mise en oeuvre du projet. Finalement, la solution du financement entièrement public a été privilégiée. Galileo est une infrastructure produite communément par l'UE qui en est la propriétaire. Le projet sera finalisé en 2013 et ce sera un GNSS ou Global Navigation Satellite System de deuxième génération, un système mondial de navigation par satellite. Il offrira une couverture globale pour le positionnement par satellite à usage civil.


La précision et la disponibilité sur des récepteurs portables seront les points forts de ce nouveau système. Le positionnement sera défini selon la latitude, la longitude et l'altitude à quelques mètres près. Cette précision sera obtenue grâce à des systèmes d'augmentation de performance, à l'image de l'EGNOS ou European Geostationary Navigation Overlay Service. Les sources d'erreurs, les écarts constatés, le déplacement de l'objet à repérer seront des informations susceptibles de rendre le positionnement très précis.


Sur des récepteurs fixes, ce dernier pourra être donné à des centimètres près. Une position pourra être déterminée quel que soit l'endroit dans le monde. Le service sera aussi efficace dans les villes où les signaux avaient du mal à atteindre les récepteurs en raison des hauts bâtiments. Le Galileo sera donc plus performant que le GPS, non seulement grâce à des balises de correction mais aussi par le fait qu'au moins quatre satellites seront sollicités pour le calcul par trilatération ou la géométrie du triangle. Galileo comptera six satellites de plus que le GPS qui en exploite 24. Les satellites américains sont en orbite à 20 000 km d'altitude tandis que les européens tourneront à 23 000 km. La répartition des satellites sera différente: trois plans orbitaux de dix chacun pour les européens et six plans de quatre chacun pour les américains. Le nombre de satellites utilisé pour le GPS est toutefois variable au gré des remplacements et des réparations. Les satellites de Galileo sont plus inclinés d'un degré par rapport à l'équateur, soit une inclinaison de 56°. Cette différence d'orbite devrait permettre la couverture du Nord de l'Europe qui a été mal assurée par le GPS. Dix signaux seront diffusés en temps réel par Galileo.
galileo


Le système de navigation utilisé par le grand public occupera six signaux. Le service sera gratuit. Il ne sera toutefois pas aussi complet ni aussi performant que le service commercial opérant sur deux signaux. Meilleure précision, intégrité du signal, pas de coupure, un service garanti... les valeurs ajoutées seront nombreuses. Deux autres signaux seront réservés pour les missions de service public. Les domaines d'application et d'exploitation du positionnement par satellite fera de Galileo un projet viable commercialement. On espère beaucoup des services accessibles via le téléphone portable. Comme avec le GPS, le transport tirera profit de cette nouvelle technologie. L'enjeu politique a été remporté par l'Union Européenne. Le défi technique est en passe d'être relevé. Il reste à développer l'exploitation industrielle d'un produit qui devra concurrencer le GPS, une référence mondiale durant des décennies. Heureusement pour les utilisateurs, il y aura une compatibilité entre les signaux de Galileo et ceux du GPS. Cette combinaison devra permettre d'améliorer la précision du calcul du positionnement par satellite. Les futurs appareils seront donc hybrides, compatibles GPS et GNSS. L'utilisateur peut utiliser les deux signaux ou passer à l'un des deux. Cette entente entre l'Europe et les Etats-Unis permettra à ces derniers de ne pas être dépassés sur le terrain de la technologie. Comme Galileo a une longueur d'avance, son concurrent américain aura besoin d'une mise à jour.

Le Mardi 14 Juillet 2009 à 09:00
Article écrit par Caro ()


Cet article est lié aux dossiers suivants :
  Science, biologie, invention, scientifiques, histoire, physique Science : un vaste ''ensemble de connaissances''
  nouvelles technologies, informatique, electronique, electroménager Nouvelles technologies : des progrès qui nous
facilitent la vie



fleche Voir les autres articles commençant par G
 
Articles précédents :
  •  Click to call, C'est Quoi ?
  •  Biométrie, Qu'est ce que c'est ?
  •  GED, système à plusieurs étapes
  •  Internet fibre optique : qu'est ce que c'est ?
  •  Cyber sécurité : faut il lutter ou faire la guerre ?

Articles suivants :
  •  WorMee : la musique en ligne par Orange
  •  Labrador retriever : caractère et particulatités...
  •  Naturopathie : définition et formation en France
  •  Géolocalisation : via portable, IP etc.
  •  Vidéosurveillance : IP, caméra, réglementation en France...




 
 

Poser votre question !
Et gagnez des Webbies
et des cadeaux !




Commentaires 

flux rss Flux RSS 2.0 :  les derniers commentaires de cet article


Il n'y a pas encore de commentaires pour cet article.


Tous les commentaires sont soumis à modération (ceux abrégés en SMS seront supprimés).
Ne vous inquiétez donc pas si ceux-ci ne s'affichent pas instantanément.

smile wink confused normal lol laugh sad angry cool surprised cry eek


Voir aussi



   astronomie Astronomie



Le projet aérospatial européen Galileo est sur la bonne voie. Prévu être opérationnel dès 2010, ce système de positionnement par satellite a été conçu pour mettre fin à la dépendance envers le système...