Littéralement, le mot signifie descente libre. C'est qu'à la base, il s'agissait de pratiquer un sport sans aucune règle ni formalité précise. Les disciplines pouvaient aller du ski classique au
snowboard, en passant par la moto ou le
VTT, parfois aussi le scooter de neige. L'essentiel était de retrouver le grand espace, l'air libre et de sentir la montée d'adrénaline quand on prend des risques extrêmes. Il n'y a pas la pression de la compétition, chacun doit juste faire attention à sa propre personne.
Pour organiser une séance, il fallait quelques personnes courageuses, qui n'ont pas peur de risquer leur vie et qui savent rouler. C'était juste une partie de sport où pratiquants et spectateurs aimaient retrouver le plaisir lié aux sensations extrêmes. La recherche de ces sensations est encore aujourd'hui maintenue même si certains points ont été modifiés. Il est maintenant possible de trouver du matériel spécialement conçu pour la pratique du freeride. Les skis de freeride sont par exemple de 20 mm plus large que les skis ordinaires, et leurs formes sont vraiment faites pour affronter les fortes pentes. Si, auparavant, ce sport se pratiquait exclusivement sur un grand espace vierge, des endroits adéquats sont aujourd'hui aménagés, de sorte que les pratiquants puissent jouer avec le maximum de mesures de sécurité. C'est aussi à ces endroits que des compétitions peuvent être organisées. Certains deviennent même des freeriders professionnels. Pour faire une partie, il faut toute une organisation car c'est un véritable évènement. Il faut commencer par demander l'autorisation auprès des autorités locales, puis faire venir les commissaires de sécurité et mettre en place toutes les protections nécessaires.
Les passionnés du risque doivent pouvoir rouler en évitant autant que possible de se faire mal. Certains anciens pratiquants de ce sport jugent même que toutes ces mesures ôtent une partie du plaisir. Mais il faut reconnaître qu'ainsi, un plus grand nombre de personnes ont accès à ce jeu. D'autant plus que les disciplines du freeride se sont étendues aux sports nautiques, c'est-à-dire sur les vagues. Le sportif se tient dans ce cas sur un jet, et effectue les figures libres les plus spectaculaires qu'il peut faire en profitant des vagues pour certains sauts très hauts.
Il y a aussi le freeride en VTT, plutôt pratiqué dans la forêt, à cause des nombreux obstacles naturels qui s'y trouvent. Le sportif doit être équipé de toutes les protections adéquates, car la moindre chute peut lui être fatale. Le vélo utilisé est spécialement conçu à cet effet. Dans de nombreuses villes européennes, surtout les stations de ski, des terrains sont aménagés spécialement pour la pratique de freeride en VTT. Pour cela, les organisateurs mettent sur les lieux des obstacles artificiels comme des bosses, des fosses, des pentes et des arbres à contourner. Les amateurs peuvent ainsi goûter au plaisir de ce sport en prenant des risques limités. Quand le freeride est pratiqué en ville, il s'appelle le street, et le vélo le mieux approprié est le
BMX.
Ce sport peut aussi se pratiquer sur différents types de planches à roulettes, du moment que le plaisir du risque et les figures spectaculaires restent. Le skateboard et le longskate sont les préférés de ceux qui veulent défier la pesanteur, en restant debout sur ces planches, tout en réalisant des figures et des dérapages impensables. Sur un Buttboard, l'aventurier est assis, mais il doit toujours effectuer des figures selon ses inspirations. Il y a aussi le streetluge, qui peut être à plusieurs roues (6 ou 8), et où on se couche sur le dos.
Si on veut encore plus d'adrénaline, on utilise le skullboard, où il faut se coucher sur le ventre. Si vous voulez pratiquer ce sport extrême, il existe de nombreuses associations qui organisent ce genre d'évènement dans toute l'Europe. Pour avoir une petite idée de cette aventure, prenez le temps de voir comment se déroulent les compétitions et les entraînements. Commencez par chercher les terrains aménagés pour le freeride, appelés également spots, car c'est mieux d'observer d'abord les freeriders en pleine action, lors des diverses compétitions, avant de goûter au plaisir de la pratique. Contactez les pratiquants pour discuter avec eux. Il faut surtout garder en tête que le freeride était, à la base, destiné seulement aux retrouvailles avec la grande nature. Evitez quand même de le pratiquer tout seul, cela peut être dangereux.
Il faut toujours l'aide et la présence d'un professionnel qui peut prendre les précautions nécessaires pour vous protéger.
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