Cependant, l'
Espagne connaît alors une très grave crise politique, et Franco rejoint les généraux Godet et Queipo de Llano qui participent à la conspiration du général José Sanjurjo en 1936. Le 18 juillet, au lendemain du déclenchement du soulèvement nationaliste, il gagne le Maroc. Fort de ses états de services et de sa connaissance du terrain, il débarque dans le sud de l'Espagne et dirige une marche victorieuse, semant la terreur jusqu'à
Madrid, avec pour cri de guerre le célèbre « Viva la muerte ! ». Franco est aidé par
Mussolini et
Hitler pour organiser un pont aérien à grande échelle vers l'Espagne, et il prend le pouvoir du gouvernement nationaliste le 1er octobre 1936. Dès l'année suivante, Franco prend la tête d'un parti unique, afin d'affirmer sa politique de dictature. Il interdit les syndicats, puis s'octroie le titre de caudillo (guide) et s'arroge la double fonction de chef de l'État et du gouvernement. Activement soutenu par l'Eglise et obtient la reconnaissance de la Grande Bretagne, la France et les
Etats-Unis. Les hommes de la Phalange, unité ultra-nationaliste, sont promus aux postes clés de l'état.