L'humérus est l'unique os qui constitue le squelette du bras de l'être humain. Cet os est pair et asymétrique. Et comme il s'agit d'un os long, il comprend une diaphyse et deux épiphyses. Il s'articule à l'épaule : en haut, à l'intérieur et en arrière, avec la cavité glénoïdale de l'omoplate. En outre il est lié à l'avant-bras, en bas et à l'extérieur par le biais du radius par le capitulum huméral ainsi qu'en bas et à l'extérieur avec le cubitus ou l'ulna par la trochlée humérale. Si on coupe l'humérus au 1/3 moyen de la diaphyse, on peut distinguer trois faces et trois bords.
Ces trois faces sont : la face postérieure, la face antéro-latérale et celle antéro-médiale. Les trois bords, quant à eux, sont : le bord antérieur, le bord médial et le bord latéral. Il y a également quelques points importants de l'humérus qu'il est nécessaire à savoir. Ce sont le trochiter ou le tubercule majeur, le trochin ou le tubercule mineur, le col anatomique et le sillon inter-tuberculaire ou gouttière bicipitale. La fracture de l'humérus n'est pas un cas rare et dans la plupart des cas, ce sont les personnes âgées qui sont touchées par ce type de fracture. En effet, en prenant de l'âge, on a tendance à manquer de minérale, ce qui fragilise énormément les os. A cet âge-là pourtant, le risque de recevoir des chocs est multiple. Cela dit, la fracture peut arriver à tout le monde quel que soit l'âge. On peut distinguer plusieurs types de fractures de l'humérus mais celui qui se rencontre le plus souvent chez les personnes âgées, se localise généralement au niveau du col chirurgical, un point où se rencontre la diaphyse et l'épiphyse. Cette fracture cause une lésion du nerf axillaire faisant que l'épaule n'a plus la possibilité de s'écarter du corps au-delà de 8°.
Ce type de fracture peut parfois s'accompagner d'une luxation gléno-humérale. Mais il se trouve aussi que, parfois, c'est l'os proprement dit qui se casse, juste au milieu, à cause d'un violent choc tel qu'un coup direct d'une matraque quelconque. Lors d'une chute, pendant laquelle le bras et l'avant-bras sont restés tendus dans le but d'empêcher d'autres parties du corps de tomber en premier, il pourrait en résulter une fracture que l'on appelle fracture par impaction.
Elle est caractérisée par un embrochement dans l'os spongieux, la partie molle qui se trouve à l'intérieur de l'os, et qui se traduit par la pénétration d'un fragment dans l'autre fragment. Il y a également un type de fracture dans lequel on peut constater l'arrachement de la grosse tubérosité se trouvant à l'extrémité supérieure de l'humérus, appelée encore, trochiter. Plusieurs points de l'humérus peuvent encore subir une fracture. La fracture de la diaphyse est par exemple assez fréquente mais sa gravité ne va pas, pour la plupart des cas, jusqu'à handicaper la personne touchée. La partie inférieure de l'humérus, qui est le coude, est aussi souvent sujette à la fracture car c'est un point qui reçoit très fréquemment des chocs. Lorsqu'on a la main en col de cygne, c'est que la fracture se localise au 1/3 moyen de la diaphyse. Cette fracture provoque la lésion du nerf radial mais aussi une lésion de l'artère humérale profonde. Quant à la fracture de l'épicondyle médiale, elle engendre une lésion du nerf ulnaire. En ce qui concerne la ténosynovite, c'est l'inflammation de la synoviale du tendon de la longue portion du biceps.
Il existe, en outre, une maladie très handicapante du nom de maladie de Camurati-Engelmann qui touche essentiellement les os longs tels que l'humérus et le fémur. On constate chez la personne atteinte de cette maladie une exagération de la fabrication de l'os ou ostéopathie hyperostosante. Quelle que soit la cause de la fracture de l'humérus, quel que soit le point précis de l'humérus où se localise la fracture, l'immobiliser d'une manière ou d'une autre, est, la plupart du temps, le principal acte à effectuer.
Pour la contention des fractures de l'extrémité supérieure de l'humérus par exemple, l'utilisation d'un appareil appelé bandage de Dujarier s'avère très pratique afin de maintenir au corps le bras ainsi que le coude. Notons en passant que c'est également le traitement employé pour l'immobilisation de l'épaule après la réduction d'une luxation par exemple. Et pour traiter les fractures ayant un rapport avec le trochiter ainsi que le trochin, mais aussi pour le traitement de la fracture de l'extrémité du fémur, on optera pour l'enclouage fasciculé d'Ender.