Le fémur c'est l'os de la cuisse de l'être humain. Dans la partie supérieure du fémur, on peut distinguer la tête du fémur, le col du fémur, le grand trochanter et le petit trochanter. La fracture du col du fémur est un nom générique donné à tous les types de fracture touchant cette extrémité supérieure. D'ailleurs, un tiers des fractures du fémur seulement intéresse en réalité le col, les deux autres tiers concernent les trochanters. La fracture du col du fémur peut aussi être désignée par « fracture de la hanche », « fracture fémorale » ou encore « fracture de l'extrémité supérieure de la hanche ». La fracture du col du fémur arrive le plus souvent aux personnes âgées, notamment les femmes qui en prenant de l'âge, sont sujettes à l'ostéoporose. Cette maladie fragilisant les os favorisent le risque de fracture du col du fémur. C'est alors qu'une simple chute d'une moindre hauteur pourrait engendrer la fracture mais celle-ci peut être également spontanée. Chez les personnes plus jeunes, la fracture est le plus souvent due à un grave traumatisme comme ce qui se produirait lors d'un accident de voiture, d'une chute d'un endroit élevé ou encore d'un accident de sport.
La fracture se reconnaît par une intense douleur au niveau de la hanche, même une simple palpation provoque de la douleur. La personne fracturée ne peut plus bouger la jambe ni marcher, la jambe fracturée est raccourcie et le pied tourné vers l'extérieur. On peut classifier la fracture de la hanche en 4 catégories selon la classification de Garden : Garden I : fracture en coxa valga Garden II : fracture sans déplacement Garden III : fracture en coxa vara sans gros déplacement et le Garden IV : fracture en coxa vara avec déplacement important.
Suivant cette classification, multiples sont les méthodes qu'on peut utiliser pour remédier à la fracture de la hanche. Il y a d'abord l'orthopédie pour le cas des fractures dites stables, classées en Garden I. Dans ce cas-là, la méthode consiste à immobiliser la jambe concernée par la fracture et à ne pas prendre appui sur elle dans un délai de 3 à 6 mois. Quant aux cas un peu plus graves, il existe pour eux différentes options chirurgicales telles que l'arthroplastie ou l'ostéosynthèse. Le choix entre ces méthodes dépend notamment de l'âge du patient et de la gravité de sa fracture. La prothèse de la hanche ou arthroplastie, qui peut être totale ou partielle, est plus fréquemment conseillée aux personnes âgées. La prothèse a pour rôle de remplacer la partie de l'os qui a été abîmée. Aussi, la prothèse totale est-elle composée d'un tige implanté dans le fémur ainsi que d'un col et d'une tête qui seront fixés au bassin. Selon l'activité du patient, il sera doté d'une prothèse faite en polyéthylène ou en céramique. Concernant l'ostéosynthèse, cette méthode est surtout conseillée aux personnes très actives ou qui ont un pronostic plutôt satisfaisant.
Il s'agit d'implanter des vis ou un long clou au niveau de la fracture dans le but de la stabiliser. Cependant, pour prévenir la fracture de la hanche lors d'une éventuelle chute, les personnes âgées peuvent bénéficier d'un protecteur de hanche. En outre, il est important de prendre très au sérieux la rééducation car celle-ci aide le patient à retrouver plus vite son autonomie.
Mais cela ne suffit pas, notamment pour les personnes âgées, car il est essentiel qu'elles maintiennent une vie active autant qu'elles peuvent, en privilégiant les déplacements et le contact humain pour leur permettre de conserver leur énergie. Quant à leurs habitations, elles doivent être aménagées de manière à ce que leurs occupants, vu leur handicap, s'y adaptent plus facilement, mais aussi dans le but d'éliminer toutes formes de pièges qui pourrait engendrer de nouvelles chutes. Il faut par exemple réviser la lumière pour qu'il n'y ait pas de difficulté lorsqu'elles se déplacent la nuit. Pour le tapis de bain, opter pour un tapis antidérapant est plus judicieux. Après l'acte chirurgical, il est très important d'être suivi régulièrement car la consolidation de l'os du fémur n'est pas facile du fait que cette partie est peu vascularisée, donc manque d'oxygène. Si la fracture évoluait normalement, la consolidation effective se fait en 3 à 6 mois. Au-delà de ce délai, on peut soupçonner une pseudarthrose. Dans les deux ans qui suivent l'opération, on peut s'attendre à une nécrose aseptique qui est une complication se traduisant par une destruction progressive de la tête du fémur.