Fort Dauphin : découvrez cette ville du sud-est de Madagascar


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La région de Fort Dauphin est peuplée par les Antanosy et on y compte plus de 46 000 habitants. La ville est difficile d'accès par la route. Aussi, le voyage entre la capitale ou Tuléar se fait la plupart du temps en avion. L'aéroport se situe à l'ouest de la ville. Depuis un certain moment, tous les jeudis, des vols réguliers relient la ville à Saint- Denis de la Réunion et Johannesburg. Historiquement, Fort-Dauphin fut fondé sur l'ordre de Richelieu par Jacques de Pronis, commis de la Compagnie des Indes Orientales, en 1642. Leur but était de fonder un comptoir commercial et de créer des habitations, mais surtout de pratiquer la traite des esclaves dans l'île. Ainsi, envisageant de s'établir sur l'île Sainte Marie ou dans la baie d'Antongil, de Pronis, accompagné de Foucquembourg et de 12 autres colons, débarquèrent dans la pointe de Sainte-Luce (baie de Manafiafy). Mais comme la région était insalubre avec ses lagunes et ses marécages, et que ses hommes étaient successivement emportés par la fièvre, de Pronis transféra la colonie sur la presqu'île de Tholongar vers la fin de l'année 1643.


Le nouveau comptoir commercial français y est donc établi sous le nom de Fort-Dauphin en l'honneur du prétendant de la Couronne, le futur roi Soleil, Louis XIV. A l'origine, le fort n'était qu'une simple construction entourée de palissade en bois et ne devait servir que de point de ravitaillement sur la route des Indes. Mais de Pronis en fit un commerce d'esclaves. Cela choqua les autochtones. Aussi, Etienne de Flacourt dut le renvoyer et le remplacer à la tête du comptoir.


Ce dernier se mit alors à étudier l'histoire, les coutumes ainsi que la faune et la flore de l'île pour pouvoir établir un plan d'occupation de l'île. Puis, il repartit en 1655 sans avoir eu le temps de concrétiser sa mission de marchand. Après son départ, le comptoir dépérit. Par la suite, les colons furent contraints de tout abandonner à cause de l'isolement du fort et des conflits internes qui s'y tinrent. Le fait que la tribu des Tanosy, déjà hostile envers les Portugais et les Hollandais, les avait chassés, causa définitivement leur départ. Cela fait, le roi Tanosy prit le contrôle du fort et de toute la région qui fut fréquentée par de nombreux navires dont certains s'adonnèrent à la piraterie. Jusqu'au XIXe siècle, le fort demeura un port commercial important et très fréquenté par les flottes de l'océan Indien. Sur le plan économique, le port de Fort-Dauphin est aujourd'hui une porte ouverte sur le monde extérieur. On y exporte avant tout des algues desséchés, des crabes, et surtout des langoustes. Récemment, l'économie locale a été propulsée en avant grâce à l'exploitation de l'ilménite par Rio Tinto.
fort dauphin


Néanmoins, de nombreuses ressources présentes dans la région restent toujours inexploitées, notamment les pierres précieuses, le titane et la bauxite. Mais l'activité majeure de la ville demeure le tourisme, plus particulièrement l'écotourisme. C'est une activité très prospère vu le nombre de circuits et de sites à découvrir sur place. Entre autres, vous pourrez visiter le parc national d'Andohahela qui se situe au nord- ouest de la ville, la réserve de Nahampohena (ancienne station d'acclimatation botanique), un jardin botanique de 67 ha au pied du pic St-Louis. Cette réserve est un pôle d'attraction utilisé par les habitants du village voisin pour leur commerce. Retrouvez aussi la réserve de Berenty connue pour ses lémuriens et quelques 99 espèces aviaires dont certaines sont endémiques. Les amateurs d'aventure, de vagues et de vent trouveront leur compte en visitant la plage de Libanona, le lac Anony, le lac Vinany-be ou encore les criques du Lokaro culminant à 529 m d'altitude. Des sites sacrificiels des Antanosy sont également visibles dans la région. Le passage des colons dans la région a aussi laissé des traces, notamment les vestiges du fort Flacourt, ceux du Tranovato portugais de l'îlot Santa Cruz, les bâtiments coloniaux du parc de Nahampohena ainsi que les demeures appartenant aux missionnaires américains. Tous ces sites figurent parmi les lieux d'excursion culturelle. Il est donc très important de sauvegarder ces vestiges. Le petit musée ethnographique de Berenty n'est pas non plus à négliger.

Le Mardi 09 Septembre 2008 à 16:21
Article écrit par Toli ()


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